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Les Oilers peuvent-ils accomplir un exploit très rare?

Getty Images via AFP

Étienne Bouchard

2024-06-12T19:34:47Z

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La mission des Oilers d’Edmonton est colossale mais pas impossible : gagner la finale de la Coupe Stanley après avoir échappé les deux premières parties de celle-ci et, s’ils veulent atteindre leur objectif, ils devront obtenir une victoire jeudi, coûte que coûte.

Seulement cinq équipes dans l’histoire de la Ligue nationale de hockey (LNH) ont accompli l’exploit; parmi elles, une seule a effacé un retard de 3 à 0, soit la cuvée 1941-1942 des Maple Leafs de Toronto qui avait renversé les Red Wings de Detroit. Aussi, la bande de Connor McDavid doit être consciente qu’un autre échec aux mains des Panthers de la Floride signifiera la fin logique de ses aspirations.

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Toutefois, la formation albertaine peut s’encourager en se rappelant que deux remontées fructueuses en trois ans ont été recensées au quatrième tour plus tôt dans ce siècle. Au printemps 2009, Sidney Crosby et les Penguins de Pittsburgh ont surpris les Wings pour s’imposer en sept rencontres face aux Wings; certains se souviennent du doublé de Maxime Talbot et d’un arrêt de dernière minute de Marc-André Fleury lors du duel décisif.

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Deux ans plus tard, les Canucks avaient les Bruins de Boston dans les câbles, mais c’était sans compter sur la hargne des hommes de l’entraîneur-chef Claude Julien. Ils avaient malmené leurs rivaux au cours des trois parties disputées au Massachusetts, avant de s’imposer 4 à 0 dans le septième choc de la série présentée à Vancouver.

Ayant porté l’uniforme des Canucks ce printemps-là, l’ancien hockeyeur Maxim Lapierre est bien placé pour rappeler que tout se joue sur la patinoire. Toutefois, plusieurs conditions devront être remplies chez les Oilers.

«C’est certain qu’ils ont le club pour revenir, mais la Floride joue tellement bien. Et il reste que les Oilers sont très amochés; ils ont des blessés en défense. Puis, Edmonton ne possède pas la profondeur requise pour venir à bout de la défensive hermétique des Panthers», a-t-il évalué en entrevue téléphonique.

Martin Chevalier / JdeM / Agence
Martin Chevalier / JdeM / Agence
Les impondérables

D’ailleurs, l’état des troupes représente toujours un facteur déterminant dans l’issue d’une série. Il est permis d’établir un parallèle entre la finale de 2024 et celle de 2011. Si les Oilers doivent composer notamment avec un Darnell Nurse blessé, les Canucks avaient vu plusieurs soldats se retrouver sur les lignes de côté, a rappelé Lapierre, qui n’a jamais remporté la coupe pendant sa carrière.

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«Dans les matchs 3 et 4, ça ne s’était pas bien passé au TD Garden. Il y avait beaucoup d’émotion et l’incident avec Nathan Horton [frappé par Aaron Rome] avait soulevé la foule. Sauf que l’aspect le plus important, c’est que nous avions un blessé supplémentaire à chaque soir. Mason Raymond, qui évoluait sur l’un de nos deux premiers trios, a eu le dos fracturé. Dan Hamhuis est tombé et Aaron Rome a été suspendu. Et Ryan Kesler a joué blessé, a-t-il évoqué. Avec l’accumulation de blessures et des joueurs qui ne devaient pas nécessairement être là, ça devenait compliqué.»

Certes, la version 2023-2024 des Oilers ne vit pas une telle hécatombe, mais il se fait tard et il lui faut agir maintenant.

«Le match 3 est le plus important d’une série, c’est sûr à 100 %. Ils ne peuvent se permettre de perdre, a mentionné Lapierre. Par contre, en finale, il est normal que les deux équipes soient très disciplinées dans leur structure de jeu. Et ça devient décourageant pour celle qui tire de l’arrière 2 à 0, car elle n’obtiendra pas de cadeau.»

- Le Canadien de Montréal a réalisé deux remontées couronnées de succès après avoir perdu les deux premiers matchs en finale, soit en 1966 et en 1971.

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