Neuf duels pour déterminer qui gagnera la Coupe


Jonathan Bernier
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Connor McDavid | Aleksander Barkov

Le joueur le plus électrisant face au nouveau maître du jeu défensif. Il sera intéressant de voir qui l’emportera. Moins McDavid touchera au disque, moins il sera dangereux. Par conséquent, les affrontements dans le cercle des mises en jeu prendront une importance capitale. Bonne nouvelle pour les Panthers, Barkov est l’un des plus efficaces dans le domaine avec un pourcentage de succès de 53,4 %. McDavid en arrache un peu avec 45,6 % de duels gagnés. D’ailleurs, les deux joueurs de centre ne s’affronteront pas qu’à forces égales. Ce sera également le cas sur les unités spéciales, où Barkov tentera de limiter les élans du numéro 97. Jusqu’ici McDavid a récolté 14 de ses 31 points (45,2 %) en supériorité numérique. Cela dit, Barkov n’est pas qu’efficace en défense. Il est également capable de contribuer à l’attaque, comme en font foi ses 17 points en autant de matchs.
Leon Draisaitl | Matthew Tkachuk

Même si McDavid en aura pour son argent avec Barkov, Kris Knoblauch préférera sans doute confronter son joueur vedette au Finlandais plutôt qu’à Matthew Tkachuk. Leon Draisaitl a beaucoup plus le physique de l’emploi. En raison de sa carrure et de sa témérité, il sera moins atteint par le style de jeu de l’attaquant des Panthers. Néanmoins, Tkachuk fera tout en son pouvoir pour épuiser son rival et le pousser à bout. L’Allemand est mieux d’avoir la mèche longue. De plus, s’il fait preuve de patience tout en continuant d’être menaçant, Draisaitl forcera peut-être Tkachuk à écoper de punitions. Le temps sera alors venu d’en profiter.
Zach Hyman | Sam Reinhart

Voici deux joueurs aux parcours similaires. Incapables de se faire justice avec la formation qui les avait repêchés, les deux attaquants ont connu une splendide éclosion dans leur terre d’accueil. À leur troisième saison sous leurs nouvelles couleurs, Hyman (54) et Reinhart (57) ont tous les deux fracassé le plateau des 50 buts pour la première fois de leur carrière. Autre similitude, leur zone de prédilection est la même : l’enclave. Au cours de la saison, Hyman a inscrit 44 de ses buts depuis cet endroit ; Reinhart a fait de même à 34 occasions. Les deux contribuent également beaucoup aux succès de leur attaque massive respective. Ils sont souvent ceux qui mettent la touche finale au jeu dessiné.
Stuart Skinner | Sergei Bobrovsky

On le sait, on le sait. Deux gardiens ne s’affrontent jamais réellement puisque 200 pieds les séparent. Néanmoins, ils constituent le dernier rempart de leur propre formation. À ce chapitre, Sergei Bobrovsky a fait tout un travail depuis le début des séries éliminatoires. Le vétéran de 36 ans a accordé deux buts ou moins dans 10 de ses 11 derniers matchs. Il a la confiance d’un gardien ayant remporté deux fois le trophée Vézina et l’expérience d’un athlète qui dispute sa deuxième finale en 12 mois. Stuart Skinner, de son côté, en est à sa deuxième saison dans le poste de gardien numéro un. Il apprend encore à apprivoiser la réalité des séries éliminatoires. Jusqu’à maintenant, ça n’a pas toujours été facile.
Evan Bouchard | Brandon Montour

Ils sont les quarts-arrière de leur formation respective, ceux qui dirigent la circulation pendant les attaques massives. Leur rôle est le même, mais, jusqu’ici, Bouchard est seul sur sa planète. Avec 27 points au compteur, le défenseur des Oilers se dirige vers l’un des trois tournois les plus productifs pour un arrière. Cale Makar (29 points) et Al MacInnis (31 points) devraient être battables. Même s’il ne se bat pas à armes égales, Montour fait tout de même un travail plus qu’honnête. Il passe plus de 23 minutes par match sur la surface de jeu, ce qui ne représente qu’une présence de moins que le temps de Bouchard. Et disons qu’il est un peu plus achalant et fatigant que Bouchard.
Mattias Ekholm | Gustav Forsling

Stabilité, expérience et profondeur. Mattias Ekholm remplit à la perfection le mandat que les Oilers lui ont attribué en faisant son acquisition à la date limite des transactions de 2023. Il est celui qui protège les arrières d’Evan Bouchard, qui nettoie le devant du filet et qui récupère les rondelles dans les coins de patinoire. Il est l’un des principaux responsables de la quasi-infaillibilité de l’unité d’infériorité numérique des Oilers. Gustav Forsling, lui, est l’homme à tout faire chez les Panthers. Il est capable de contribuer en attaque autant qu’il sait bien défendre son territoire. L’un des deux défenseurs les plus utilisés par son équipe, il a connu toute une éclosion depuis que les Panthers ont fait son acquisition par le ballottage, en 2021.
R. Nugent-Hopkins | Carter Verhaeghe

Ils sont un peu dans l’ombre des gros canons, mais il faut toujours les avoir à l’œil. Surtout en attaque massive, où ils profitent du fait que l’attention est portée ailleurs pour faire mouche. Ils ont chacun fait scintiller la lumière rouge à quatre occasions en supériorité numérique. Avec deux buts gagnants chacun, ils répondent présents lorsque la pression est grande. En plus de ses qualités en attaque, Nugent-Hopkins possède un sens du jeu défensif passablement développé. Il est parmi les joueurs les plus utilisés autant avec l’avantage d’un homme qu’en infériorité numérique. Quant à Verhaeghe, c’est un habitué des finales de la Coupe Stanley. Il en sera à sa troisième en seulement cinq saisons dans la LNH.
Evander Kane | Sam Bennett

Ils affectionnent le jeu rude tout en étant en mesure d’apporter leur contribution offensive. Ils représentent la définition de ce qu’est un joueur nord-sud. Pas de fla-fla. On va où la rondelle se trouve, et tant pis s’il y a un adversaire devant. D’ailleurs, Kane domine la colonne des mises en échec (62) des Oilers. Ce sont neuf de plus que Bennett, qui, cependant, a raté cinq matchs en raison d’une blessure à une main. À côté des 35 minutes de punition écopées par Kane – un sommet dans la LNH –, Bennett a l’air d’un ange. Mais, malgré ses quatre minutes, on ne lui donnerait pas le bon Dieu sans confession. Sa mise en échec aux dépens de Brad Marchand lors du deuxième tour explique pourquoi.
Darnell Nurse | Aaron Ekblad

Darnell Nurse a été la cible de critiques lors de la série contre les Stars. Plusieurs ont remis en question l’efficacité de son jeu défensif et sa mince contribution offensive. Disons que sa fiche de -13 était un argument suffisant pour soulever ces doutes. Il s’est ressaisi lors du dernier match. Il sera donc intéressant de voir s’il pourra poursuivre dans cette veine. Ralenti par des blessures à la dernière étape du calendrier, Ekblad avait raté 13 des 17 derniers matchs de la saison de son équipe. Possiblement un mal pour un bien, puisque l’Ontarien de 28 ans joue du hockey inspiré depuis un mois et demi. Il est l’homme de confiance de Paul Maurice en infériorité numérique.