Les négociations sur le point d’aboutir en Iran? «Je n'imagine pas que Munir se déplace pour accoucher de rien»

Yannick Beaudoin
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L’arrivée à Téhéran du puissant chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, pourrait être de bon augure pour l’avancée des négociations entre l’Iran et les États-Unis
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« Il y a des choses qui bougent. Et monsieur Munir, c’est l’homme puissant du régime, c’est le maréchal Munir qui, en coulisse, menait les négociations et qui a la confiance de Donald Trump, ça compte, mais aussi des Iraniens », explique le collaborateur de TVA Nouvelles en politique internationale, Stéphan Bureau.
« C’est peut-être le début de quelque chose de concret. Je n’imagine pas que Munir se déplace pour accoucher de rien. Ça serait de brûler du capital de prestige et diplomatique pour le Pakistan, qu’ils ne veulent pas compromettre », ajoute-t-il.

Ce dernier estime toutefois qu’il est trop tôt pour crier victoire. Un éventuel déblocage des négociations se traduirait davantage par un cadre de discussions que par une résolution du conflit.
« Quand tu négocies avec les Iraniens, il faut d’abord que tu sois patient, très patient, extrêmement patient, et que tu comptes avec les allers-retours entre tes interlocuteurs et toutes sortes de monde dans la galaxie du pouvoir en Iran, qui ne vont pas être d’accord, vont contester, vont dénoncer ce qui a été négocié par le représentant de l’Iran. Donc, ce n’est pas gagné, mais il y a du mouvement, du vrai mouvement », soutient l’analyste.
« Donc, quand Donald Trump a dit : “j’ai retenu mon attaque parce qu’il y avait quelque chose”, ce n’était probablement pas faux », résume Stéphan Bureau.
Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.