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Les montagnes russes du Canada aux Jeux olympiques

Photo AFP
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-08-11T12:16:33Z

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PARIS | Si les Jeux olympiques ont débuté dans la tourmente et que les révélations au sujet des pratiques d’espionnage érigées en système de l’équipe féminine de soccer se sont multipliées au fil des jours, le Canada a conclu cette quinzaine à Paris sur les chapeaux de roues avec une récolte record de 27 médailles pour une Olympiade sans boycott.

«On a eu une discussion différente lors de la journée d’ouverture et ce n’est pas la façon dont on souhaitait que les Jeux débutent, a mentionné, dimanche, le chef de la direction et secrétaire général David Shoemaker lors du bilan du Comité olympique canadien (COC), mais je suis super content de la façon dont ça s’est terminé. Je ne connais pas les derniers développements, mais nous allons collaborer et partager ce qu’on sait avec les responsables de l’enquête externe de Canada Soccer.»

Le chef du Sport du COC, Eric Myles, assure que l’image canadienne ne pâlira pas. «J’avoue que les révélations nous ont ébranlés, mais nous y avons fait face et pris des décisions courageuses sans attendre les autres instances [FIFA]. Le Canada a un long historique de valeurs éthiques, et tout ça ne sera pas défait. Je ne suis pas inquiet du tout pour la réputation du Canada.»

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L’entraîneur de De Grasse viré

Alors que la mer retrouvait son calme, le Canada a retiré l’accréditation de l’entraîneur personnel d’Andre De Grasse après avoir reçu des informations de la part des Américains selon lesquelles Rana Reider se trouvait de nouveau dans l’eau chaude.

Shoemaker assure que le Canada n’a pas réagi en raison des révélations de The Guardian.

«On lui a retiré son accréditation dans la nuit à la lumière de nouvelles informations, a-t-il affirmé. On avait vérifié il y a quelques mois et tout était en ordre.»

Des résultats qui répondent aux attentes

Myles est heureux du nombre de médailles. «On ne peut pas ne pas être content, a-t-il indiqué. En plus des médailles, on a obtenu 49 tops 5. Les médailles proviennent de 15 sports, ce qui égale un record. La diversité est la force de l’équipe. La fenêtre se trouvait entre 20 et 30 médailles, et on se retrouve là. Il y a eu une progression à chaque Jeux depuis Rio en 2016. On aurait pu atteindre le plateau des 30, mais c’est le sport.»

«Il reste encore quelques jours à Paris, et ça sera mission accomplie quand tout le monde sera de retour au Canada, de poursuivre Myles. C’est comme quand un alpiniste fait l’ascension d’une montagne, la mission se termine uniquement quand il est de retour et non pas quand il atteint le sommet. C’est ce que j’ai dit à l’équipe de mission il y a quelques jours. Il y a encore des enjeux de santé et de sécurité.»

Des besoins financiers à revoir

Le COC prévient que les succès sportifs à Paris ne doivent pas faire perdre de vue les besoins criants de financement.

«Je n’avais pas d’inquiétudes pour Paris, mais je m’inquiète pour les Jeux de 2026 et de 2028, a mentionné Shoemaker. Je suis très fier des 27 médailles récoltées à Paris, mais il y a encore beaucoup plus de talent au Canada qui pourrait apparaître si le gouvernement canadien finançait le sport olympique de façon adéquate. Un meilleur financement permettrait d’atteindre notre plein potentiel et on a prévenu le gouvernement que c’est impératif. Il n’y a pas eu d’augmentation depuis 19 ans.»

Shoemaker a tenu ces propos alors que Adam van Koeverden assistait au bilan du COC à la Maison olympique du Canada. Quadruple médaillé olympique, l’ancien kayakiste occupe le poste de secrétaire parlementaire de la ministre des Sports et de l’Activité physique dans le gouvernement Trudeau.

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