Les meilleurs mauvais coups de l'équipe de «Salut Bonjour Week-end»
Richard Turcotte
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Le 1er avril est la seule journée de l’année où les mensonges et les mauvais coups sont élevés au rang d’art (ou presque). Si ses origines restent floues, la tradition remonterait possiblement à l’époque de Charles IX, lors du changement de calendrier au XVIe siècle.
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Le canular le plus célèbre de l’histoire revient probablement à la BBC qui, en 1957, diffusait un reportage montrant des Suisses récoltant des spaghettis dans les arbres. Résultat ? Des centaines de téléspectateurs ont appelé la station pour savoir comment cultiver leur propre « arbre à pâtes ».
Dans le genre absurde, la chaîne Burger King a déjà annoncé le lancement d’un hamburger pour gauchers... et certains clients l’ont commandé très sérieusement au comptoir !
Il y a aussi les mauvais coups qui se retournent contre leur instigateur. En 2018, Elon Musk tweete que sa compagnie Tesla est en faillite. La blague a été très mal reçue, tant à la Bourse que par les consommateurs, qui n’ont pas trouvé l’humour financier de l’homme d’affaires à leur goût.
On s’est donc posé la question à Salut Bonjour Week-end : quel est le meilleur (ou le pire) mauvais coup dont vous avez été l’auteur ou la victime ?
Le coup d’État radiophonique
J’étais morning man à la radio en Estrie. Notre émission commençait à 6 h, mais ce matin-là, on avait préenregistré une heure de contenu pour quitter le studio en douce. Notre complice, la directrice générale, appelle la directrice de la programmation en urgence : l’alarme de la station sonne, elle doit s’y rendre illico !
Une fois sur place, une note manuscrite lui indique de m’appeler. On était cachés dans une auto, on est entrés en ondes avec elle pour lui expliquer notre plan diabolique : tant qu’elle ne dénichait pas une piscine à faire gagner aux auditeurs, on ne remettait pas les pieds dans le studio. Et le temps filait avant la fin de notre enregistrement ! Elle a multiplié les appels et a fini par trouver le prix tant convoité. On est revenus en ondes... et elle, elle est allée se coucher. On ne l’a revue que le lendemain !
Anaïs Guertin-Lacroix : Le supplice des miettes
« Quand j’étais jeune, mon plaisir coupable était de manger des biscuits soda dans le lit de mes parents... mais toujours du côté de mon père, en semant des miettes partout, sans aucun stress ! Quand il découvrait mon œuvre en se couchant le soir, il se fâchait (juste un peu), et moi, je riais comme si c’était la meilleure blague au monde. Chaque fois ! »
Fred Bastien : La vengeance est un jus qui se boit froid
« Ma sœur m’a déjà servi des amandes que j’ai mangées de bon cœur. Le problème ? Il s’agissait d’anciennes amandes chocolatées qu’elle et un complice avaient soigneusement sucées pour retirer tout le chocolat. L’horreur pure.
Pour me venger quelques semaines plus tard, j’ai ramassé du jus d’orange échappé sur le comptoir avec un essuie-tout... que j’ai ensuite essoré dans un verre pour lui servir. Elle l’a bu d’un trait. On est quittes. »
Justine St-Martin : Le trauma du monstre sous le lit
« Quand j’étais enfant, mon frère s’est caché sous mon lit. Au moment où je m’installais pour dormir, il m’a agrippé la cheville. J’ai eu la peur de ma vie ! Encore aujourd’hui, quand j’éteins les lumières, je remonte l’escalier du sous-sol à vitesse grand V et je saute dans mon lit pour ne pas me faire attraper. Trauma garanti ! »