Scotty Bowman en admiration devant Hutson et Suzuki

Marc de Foy
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Lane Hutson et Nick Suzuki seront sans doute heureux d’apprendre que Scotty Bowman fait partie de leur légion d’admirateurs. Ce dernier ne tarit pas d’éloges à leur endroit.
« Les deux sont en contrôle quand ils ont possession de la rondelle. Ils ne s’en débarrassent pas imprudemment. L’explication tient du fait qu’ils ont un quotient hockey élevé.
« On entend toujours que Hutson n’est pas gros, mais ce n’est pas une chose qui me dérange. Il lui arrive bien de perdre la rondelle à l’occasion, mais il ne la donne pas. Quand il commet une erreur, il ne prend pas de temps pour la racheter.
« Les meilleurs joueurs savent comment jouer et c’est son cas. »
Agile comme un patineur artistique
Bowman fait un parallèle entre Cale Makar, Quinn Hughes et Hutson.
« Ces gars-là sont dotés de l’agilité des patineurs artistiques. Leurs pieds sont toujours en mouvement. Leur mobilité leur permet de se déplacer dans toutes les directions avec une grande aisance. »
Bowman converse encore assez régulièrement avec son ancien défenseur Serge Savard, qui faisait partie de son comité des huit joueurs qu’il consultait lorsqu’il était à la barre du Canadien.
« Serge m’a dit de Hutson qu’il est le joueur le plus spectaculaire de la ligue et qu’il sera bon longtemps. Je sais que Lane adore jouer et ça ne peut que l’aider à s’améliorer constamment. »
Déjà, la saison dernière, Savard avait qualifié Hutson de joueur le plus talentueux du Canadien lors d’une entrevue qu’il m’avait accordée.
Chaque fois qu’il parle du jeune défenseur étoile, Bowman rappelle qu’il l’a vu jouer pour la première fois à Chicago alors que le petit Lane avait 8 ans.
« Il vient d’une famille qui est impliquée dans le hockey. Son père gère des arénas et des écoles de hockey. Lane a grandi là-dedans. Le hockey est toute sa vie », souligne-t-il.
Suzuki du même moule que Lemaire
Bowman est tout aussi louangeur au sujet de Suzuki.
« Suzuki est le même type de joueur que Hutson avec la rondelle. Il a une grande vision du jeu. Il excelle dans les deux sens de la patinoire. Jacques Lemaire, que j’ai dirigé avec le Canadien, et Igor Larionov, qui a joué pour moi à Detroit, étaient comme Suzuki.
« Ce sont des joueurs que tu envoies toujours sur la glace avec une avance d’un but dans les derniers instants d’un match. Tu sais qu’ils vont effectuer le travail que tu attends d’eux. »
Lemaire apportait aussi un grand apport offensif, à titre de premier centre du Canadien et de pourvoyeur pour Guy Lafleur et Steve Shutt. Il a conservé une moyenne de 30 buts et de 70 points par année pendant ses 12 saisons dans l’uniforme du Tricolore. Il a connu, notamment, des saisons de 92, 95 et 97 points, plateaux atteints par Suzuki au cours des deux dernières saisons.
La production de l’actuel capitaine du Canadien n’a jamais cessé de croître, d’ailleurs, depuis ses débuts avec l’équipe. Il en est à ses meilleures années.