Les malheurs des Panthers ne changent pas grand-chose au portrait du Canadien


Marc de Foy
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Les malheurs des Panthers de la Floride serviront-ils la cause du Canadien? Je répondrai que ça ne change pas grand-chose au portrait du Tricolore.
Bien sûr, toutes équipes ressentiraient des séquelles de l’absence de vétérans établis de la trempe de Matthew Tkachuk et d’Aleksander Barkov. Mais n’enterrons pas les Panthers trop vite!
Il faut toujours respecter les champions en titre de la Coupe Stanley. Encore plus lorsque ceux-ci ont remporté le Saint Graal du hockey deux années de suite.
Les Panthers ne sont pas morts. Ils misent encore sur de bons attaquants offensifs avec Sam Reinhart, Sam Bennett, Brad Marchand et Carter Verhaeghe.
La défense n’a rien perdu de sa solidité. Aaron Ekblad, Seth Jones, Gustav Forsling et Niko Mikkola forment encore le top-4 de la brigade.
Sergei Bobrovsky, encore à 37 ans, demeure fiable devant le filet.
Enfin, fiez-vous à l’expérimenté Paul Maurice pour continuer à tirer les bonnes ficelles. M. Maurice connaît le tabac.
Le Lightning encore solide
Le Lightning de Tampa Bay, pour sa part, n’a peut-être plus l’éclat des éditions qui ont également raflé la coupe deux fois de suite au début de la présente décennie. Mais il mise encore sur des éléments capables de se distinguer.
Nikita Kucherov, qui a remporté un troisième championnat des marqueurs la saison dernière, Jake Guentzel, Brandon Hagl, Anthony Cirelli et Nick Paul valent leur pesant d’or à l’offensive.
Le capitaine Victor Hedman demeure la force tranquille de l’unité défensive. Le vétéran Ryan McDonagh a bien fait les choses à son retour à Tampa l’an dernier, après un exil de deux ans à Nashville.
Encore trop d’interrogations
Le Canadien pourrait-il alors devancer les Maple Leafs de Toronto parmi les trois premiers rangs de la division Atlantique?
Encore là, j’émets des grosses réserves.
Comme je l’ai écrit le jour du tournoi de golf de l’organisation, les interrogations demeurent nombreuses. On n’est sûr de rien, et ce, sans minimiser le fait que le Tricolore a mérité sa place dans les séries, le printemps dernier.
Il n’y avait pas de chance là-dedans. Les hommes de Martin St-Louis ont tout donné, mais le manque de talent et d’expérience a fait son œuvre dans la série qui les opposait aux Capitals de Washington.
L’expérience du deuxième trio formé de Patrik Laine, Kirby Dach et Ivan Demidov a été mise sur pause. Demidov a été relégué au troisième trio lundi, aux côtés d’Alex Newhook et d’Oliver Kapanen. La rapidité de Newhook pourrait bien le servir.
Zachary Bolduc apportera de la robustesse aux côtés du duo Laine-Dach.
Au quotidien
On verra ce que ces expériences donneront, mais c’est le genre de saison qui nous attend. C’est une saison qui se vivra au quotidien.
Il y aura des hauts et des bas, mais la troupe de Martin St-Louis devra se tenir loin des longues séries d’insuccès comme elle en a connu la saison dernière.
En terminant, un mot au sujet des rétrogradations de Joshua Roy et de Sean Farrell au Rocket de Laval. Rien de surprenant, bien que dommage. Les deux joueurs n’ont pas saisi la chance qui leur était offerte au camp d’entraînement.
Sans tenir compte de leur brève expérience dans les rangs professionnels, à leur sortie des niveaux junior (Roy) et universitaire (Farrell), les deux en sont à leur troisième saison chez les pros.
Roy s’est entraîné pendant la saison estivale, comme il ne l’a jamais fait auparavant. Cette détermination ne s’est toutefois pas transposée sur la glace.
Pour se donner toutes les chances, il lui aurait fallu déployer toute son énergie et sa volonté pour attirer l’attention. Malheureusement, on n’a rien vu de ça.
Même chose pour Farrell, qui à bientôt 24 ans, commence à manquer de temps pour se faire une place à Montréal.