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Les locataires avec une mauvaise santé mentale les plus expulsés

Joël Lemay / Agence QMI
Photo portrait de Andrea Lubeck

Andrea Lubeck

2024-04-12T16:31:09Z

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Près de la moitié (46%) des locataires expulsés de leur logement sont des personnes qui font état d’une santé mentale mauvaise ou passable, révèle une enquête de Statistique Canada publiée vendredi. Ces personnes comptent pourtant que pour 20% de la population générale.

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Cette surreprésentation dans les expulsions se constate également chez les locataires ayant déclaré avoir une incapacité (28%), qui comptent pour 13% de la population totale du Canada, constate-t-on dans l’Enquête sociale canadienne.

Sans surprise, les locataires âgés de 25 à 44 ans représentent 59% des expulsions, puisqu’ils «sont plus susceptibles de louer leur logement que d’en être propriétaires», note Statistique Canada. Pour les 25 à 34 ans, on parle de 34% des expulsions.

À l’échelle du pays, 3% des locataires ont été évincés de leur logement dans la dernière année, ce qui équivaut à 1% de la population canadienne.

Des raisons liées au propriétaires

La majorité des raisons évoquées pour expulser un locataire sont liées au propriétaire, soit parce qu’il veut occuper le logement lui-même (30%), qu’il a vendu la propriété (17%) ou qu’il effectue des réparations ou rénovations majeures (4%).

Les difficultés de payer son logement arrivent au deuxième rang des raisons les plus citées (18%). Parmi eux, 60% ont trouvé difficile ou très difficile de répondre à leurs besoins financiers.

Il faut savoir que les prix des loyers sont de plus en plus chers, alors que la demande de logements locatifs «a grandement dépassé l’offre», indique Statistique Canada.

La crise du logement se ressent ainsi d’un océan à l’autre. La plupart des villes affichent effectivement un taux d’inoccupation inférieur à la moyenne, «ce qui laisse entendre que le nombre de logements abordables, dont les locataires à plus faible revenu ont besoin, est insuffisant», peut-on lire dans l’enquête.

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