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Les légendes se succèdent à la barre de l’équipe de France

Photo STEVENS LEBLANC
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2025-06-12T22:19:14Z

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Si remporter deux titres olympiques consécutifs relève de l’exploit, il ne faut pas se surprendre néanmoins des succès des Français qui, en plus de miser sur une génération exceptionnelle de joueurs, ont vu passer trois légendes du volleyball international à la barre de l’équipe.

À la tête de l’équipe de France de 2012 à 2021 et ancien joueur étoile, Laurent Tillie a brisé le plafond de verre en menant les Bleus à une première participation à la ronde de quart de finale en 2021 à Tokyo avant d’offrir la médaille d’or aux cousins quelques jours plus tard.

Tillie est parti après ce sacre tant attendu et une autre légende a pris la relève. Le Brésilien Bernardo Rocha de Rezende, qui compte quatre médailles olympiques à son palmarès, dont deux d’or, s’est amené à la barre des Bleus avant de partir quelques mois plus tard pour des raisons familiales.

À deux ans des Jeux à la maison, la France a eu la main heureuse en mettant la main sur le joueur qui compte le plus de sélections en équipe nationale dans l’histoire de l’Italie avec 474. Andrea Giani a pris les commandes et mené les Bleus à un deuxième titre olympique de suite l’été dernier.

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«Bernardo m’a demandé si j’étais disponible avant de quitter, a raconté Giani. Quand je lui ai donné une réponse affirmative, il a contacté la Fédération française. Je suis très heureux du respect qu’ils m’ont témoigné. J’avais terminé deuxième lors de l’embauche de Bernardo.»

Giani n’a pas tout chamboulé à son arrivée. «L’ADN de l’équipe de France, c’est la défensive et on n’a rien changé. La France est la meilleure équipe en réception. J’ai apporté des changements au bloc, au service et en attaque.»

Trévor Clévenot aime bien l’approche du sélectionneur italien. «Il a apporté son côté italien et ses systèmes, a souligné le capitaine des Bleus. Nous sommes créatifs et agressifs. Andrea nous a laissé cette liberté. Les grands entraîneurs savent s’adapter.»

Joueur qui compte le plus de sélections dans l’histoire de l’équipe d’Italie, Giani compte aussi trois médailles olympiques et trois titres mondiaux à son riche palmarès. Il a trouvé en France ce qui lui manquait.

«C’était beaucoup d’émotion de gagner l’or une première fois et aussi beaucoup d’émotion de gagner à la maison, a-t-il exprimé. Il est encore trop tôt pour penser à Los Angeles, mais c’est possible de réussir le triplé, ce qui n’a jamais été fait dans l’histoire.»

Giani a remporté l’argent en 1996 et en 2004 ainsi que le bronze en 2000.

L’équipe de son pays dans la mire

Aimerait-il se retrouver à la tête de l’équipe de son pays dans le futur? «Je dois attendre mon temps, a-t-il mentionné. Je suis patient. Pour le moment, c’est un ami [Ferdinando De Giorgi] et un bon entraîneur qui est à la tête de l’équipe. Ça peut prendre quelques années, mais j’aimerais obtenir l’opportunité de diriger mon pays.»

Membre de l’équipe canadienne aux Jeux olympiques de 1992 à Barcelone, Gino Brousseau se souvient très bien de Giani. «C’était une machine de guerre qui pouvait jouer partout, a-t-il imagé. C’était un athlète exceptionnel. Je me souviens qu’on avait affronté l’Italie à Barcelone.»

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