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Les Leafs ont-ils trouvé la faille de Vasilevskiy?

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2023-04-23T20:01:03Z
2023-04-23T21:53:44Z

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TAMPA | Vaincre Andreï Vasilevskiy et le Lightning deux fois de suite en séries éliminatoires est un phénomène rarissime. Un tour de force que sont parvenus à réaliser les Maple Leafs ce week-end.

Évidemment, personne dans le camp torontois n’osera prétende qu’il a trouvé la faille dans la muraille du gardien russe. Pourquoi risquer de réveiller le gros chat?

L’erreur commise par Daniel Bouchard, dont les propos avaient ramené Patrick Roy et le Canadien à la vie, il y a trente ans, en est une que personne ne veut répéter.

Toutefois, Martin Biron est persuadé que quelqu’un chez les Leafs a compris ce qu’il fallait faire pour rendre Vasilevskiy moins efficace.

L’ancien gardien des Sabres, des Flyers et des Rangers, devenu analyste à TSN, a remarqué que Vasilevskiy avait désormais plus de difficulté sur les tirs de loin. Ces rondelles qu’il avait l’habitude d’arrêter, même avec de la circulation devant lui, trouvent souvent le fond du filet.

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« Les Maple Leafs font un boulot incroyable pour le faire paraître moins fantastique », a lancé le Québécois lorsque joint par le Journal. 

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Biron, qui a disputé 508 matchs dans le circuit Bettman reconnaît qu’aucun gardien n’apprécie avoir de la circulation autour de lui. Toutefois, il soutient que les attaquants torontois ont poussé la note un peu plus loin.

« Ils se placent tout juste à la limite de son demi-cercle. Ça fait en sorte que Vasilevskiy n’a pas le choix de reculer vers son filet, a-t-il expliqué. Vasilevskiy aime ça défier les lancers de la pointe en se plaçant les patins sur la ligne de son demi-cercle. Mais là, il ne peut pas. Alors, il recule. »

Un peu comme on l’a vu sur le but gagnant inscrit par Morgan Rielly, en prolongation, samedi soir.

« C’est à ce moment-là que les rondelles passent à travers toi ou autour. Ça ne prend pas une grande marge de manoeuvre. C’est une question de pouce », a-t-il poursuivi.

Une baisse d’énergie

Biron se demande également si le gagnant du trophée Conn Smythe en 2021 ne commence pas à ressentir une certaine fatigue. Il a beau n’avoir que 28 ans, il a du millage dans le corps.

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« Ce gars-là a joué tellement de matchs au cours des quatre dernières années. Il a joué 74 matchs de séries éliminatoires. Semyon Varlamov est celui qui le suit avec 34. Alors, ça se peut qu’il ressente une baisse d’énergie. »

Cela dit, Biron ne serait pas surpris de voir le gardien du Lightning rebondir. Il rappelle qu’il a été impérial avec son équipe acculée au mur, contre ces mêmes Maple Leafs, le printemps dernier.

« Il fait encore des arrêts incroyables. On le voit encore frustrer l’adversaire sur des déplacements où on est certain que le joueur va marquer, a-t-il fait remarquer. Sa vulnérabilité, c’est sur les lancers de loin. »

Comment remédier à la situation?

« C’est normal de reculer lorsque tu sens la pression. Ça arrive à tous les gardiens. Mais il doit s’efforcer de garder sa position et rester patient en haut de son demi-cercle. »

« Le meilleur au monde »

Dans le camp du Lightning, on a espoir de voir Vasilevskiy retrouver ses repères.

« C’est notre gardien! C’est l’homme de la situation! C’est le meilleur gardien au monde, a soutenu Jon Cooper, au lendemain du troisième match, perdu en prolongation. Si je sais une chose à propos de lui, c’est qu’il devient meilleur à mesure que les séries avancent. »

Sa combativité et le fait qu’il ne veut jamais quitter son filet, même pendant une pétarade de sept buts comme ce fut le cas lors du deuxième match, incitent ses coéquipiers à lui vouer le plus grand des respects.

« C’est quelqu’un qui ne veut pas abandonner son groupe. Ce que ça me dit, c’est que ça ne me dérangerait pas de mettre ma tête devant un tir juste pour lui », a lancé Pierre-Édouard Bellemare, rencontré samedi après-midi.

C’est noble de sa part, mais souhaitons qu’il n’ait pas à en arriver là. 

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