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Les joueurs pourraient devoir abandonner aussi à Montréal

Les règles concernant la COVID-19 seront semblables à celles du Grand Chelem

L’itallien Matteo Berrettini ne peut défendre son titre acquis l’an dernier à Wimbledon en raison de la COVID-19.
L’itallien Matteo Berrettini ne peut défendre son titre acquis l’an dernier à Wimbledon en raison de la COVID-19. Photo d’archives
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2022-06-30T02:52:19Z

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L’Omnium Banque Nationale de Montréal n’est pas à l’abri de subir pareil contrecoup que Wimbledon, qui a vu deux de ses favoris abandonner avant même de frapper leur première balle du tournoi, atteints de la COVID-19.

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L’Italien Matteo Berrettini, finaliste l’an dernier sur le gazon anglais, et le Croate Marin Cilic, champion des Internationaux des États-Unis en 2014, ont tous deux été déclarés positifs au virus dans les derniers jours. 

Dans le cas de Berrettini, classé huitième favori au All England Club, c’est lui qui a décidé de se faire tester, rapportait l’AFP mardi. Le protocole obligeant les joueurs à se faire dépister à une certaine fréquence a disparu à Wimbledon. 

Comme à Montréal 

Il en sera de même à Montréal à compter du 6 août, explique Richard Quirion, le directeur des tournois de Tennis Canada, qui suit les recommandations de la Santé publique. 

« Est-ce qu’on est à l’abri qu’un Rafael Nadal, par exemple, ressente des symptômes, se fasse tester et reçoive un résultat positif qui le force à se retirer du tournoi ? Bien sûr qu’on y pense », affirme M. Quirion.

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Mais il croit tout de même que son niveau de stress sera beaucoup plus bas que durant le dernier tournoi, alors qu’il peinait à dormir. 

En 2021, les règles entourant la présentation de l’Omnium Banque Nationale étaient très strictes. Les joueuses étaient testées aux trois jours. Elles résidaient toutes au même hôtel, fermé au public. 

Le directeur recevait chaque jour les résultats des tests qui avaient été effectués la veille. Un matin, l’ordinateur affichait un résultat positif, qui s’était finalement avéré être erroné (un faux positif). Son cœur a alors fait trois tours. 

Mais au final, une seule joueuse – dont l’identité n’a jamais été dévoilée – a contracté la COVID-19. C’était durant les qualifications et elle avait passé les 14 jours suivants en isolement. 

Se fier à la bonne foi

Cette année, avec la fin des tests systématiques, M. Quirion reconnaît qu’il faudra se fier « à la bonne foi » des joueurs et à celle de tout le personnel qui travaille durant le tournoi.

Il a commandé des centaines de tests rapides, qui pourront être livrés à l’hôtel pour les joueurs qui en feront la demande après avoir ressenti des symptômes. 

Une infirmière a aussi été embauchée afin de tester les athlètes qui se sentiraient malades lorsqu’ils se trouvent au Stade IGA. Elle aura en sa possession des tests rapides et des tests PCR.

Ceux-ci auront pour but de contre-vérifier un résultat positif. Par exemple, « dans le cas d’un joueur qui serait rendu en quarts de finale, pour s’assurer qu’il a bel et bien contracté le virus et que ce ne sont pas les résidus d’une récente contamination », explique M. Quirion. 

Car un test positif entraînera comme partout ailleurs un isolement d’au moins cinq jours, ce qui éliminerait du même coup le joueur. 

Les employés qui procureront des soins de santé aux athlètes – comme les physiothérapeutes – porteront un masque. Ils seront les seuls à y être obligés. 

Les surfaces seront aussi désinfectées fréquemment. Les chauffeurs du tournoi seront encouragés à conduire les fenêtres ouvertes, afin de réduire les risques de propagation. 

Toujours sans Djokovic

D’ailleurs, tous les participants devront être adéquatement vaccinés, puisque c’est obligatoire pour entrer au Canada.

Mercredi, le gouvernement fédéral a annoncé que les règles en vigueur pour les voyageurs seront en place au moins jusqu’à la fin septembre. 

Cela signifie que le Serbe Novak Djokovic, deuxième mondial, ne jouera pas dans la métropole québécoise, à moins qu’entre-temps, le Canada révise cette obligation pour les athlètes professionnels.

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