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Les joueurs du Canadien ont compris un concept important: se mettre le nez dans le trafic, c'est payant

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-01-21T05:00:00Z

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Martin St-Louis parle souvent de l’ardeur du jeu défensif comme une dévotion, comme un aspect du jeu qui n’est pas agréable de s’occuper.

On pourrait en dire de même pour la présence devant le filet adverse. Il faut beaucoup de volonté pour accepter de se faire bousculer, d’encaisser des doubles-échecs dans le dos et de risquer de recevoir une rondelle en plein visage.

Or, si le Canadien a été en mesure de surprendre le Wild par la marque de 4 à 3, c’est essentiellement à cet aspect du jeu qu’il le doit. Tout au long de la soirée, les attaquants du Tricolore se sont tenus à quelques centimètres des jambières de Jesper Wallstedt.

C’est à cet endroit que se trouvait Philip Danault lorsque Cole Caufield a inscrit son septième but gagnant de la saison, sommet qu’il partage avec Steven Stamkos.

Le pauvre gardien du Wild n’a jamais vu passer le tir.

Danault se trouvait également à quelques pas de là lorsqu’il s’est emparé du retour de Kaiden Guhle pour enregistrer son tout premier but de la campagne.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Dach de retour

D’ailleurs, le nombre de tirs voilés et les déviations furent si élevés qu’après seulement 20 minutes de jeu, le site naturalstattrick, spécialisé en statistiques avancées, avait dénombré dix occasions de marquer dangereuses de la part du Canadien.

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Kirby Dach, sans connaître un grand match (après tout, il revenait au jeu après une absence de deux mois), s’est également distingué de ce côté. Le nez dans la circulation, il a reçu un coup de coude au visage de la part de Danila Yurov puis fut victime d’une prise de tête, gracieuseté de Ryan Hartman.

S’il peut mettre son physique au profit de son trio, Caufield et Nick Suzuki pourraient avoir de l’espace pour manoeuvrer. Surtout quand les défenseurs, comme ce fut le cas pour Jared Spurgeon, tentent, sans succès, de le tasser.

Les yeux croches de Demidov

Victime d’une punition fantôme, qui a soulevé la colère de la foule en fin de deuxième période, Lane Hutson a ajouté deux points à sa fiche. Le défenseur a profité d’une passe parfaite d’Ivan Demidov pour marquer son neuvième but de la saison.

Sur cette séquence, l’attaquant russe a, une fois de plus, démontré toute l’étendue de son talent lorsqu’il est en possession de la rondelle.

On a pu constater  qu’il est un maître dans l’art de prendre l’information avant de recevoir la rondelle.

Il a tellement vendu le tir que les cinq joueurs du Wild ont convergé vers l’enclave pendant que Wallstedt n’avait d’yeux que pour lui. Voilà pourquoi Hutson a été en mesure de décocher un tir sur réception dans un filet pratiquement désert.

Carrier a la touche

Si la touche offensive du petit arrière américain ne surprend plus personne, on ne peut en dire autant d’Alexandre Carrier.

L’arrière de 29 ans a célébré sa soirée bobblehead en touchant la cible pour la quatrième fois en cinq matchs. Une production égalée seulement par Caufield.

On le sent de plus en plus à l’aise à se promener dans l’enclave et profondément en territoire ennemi. Sa rapidité lui permet de s’aventurer aussi loin.

Dire qu’il a failli ajouter un autre but en troisième période. Toutefois, son tir a frappé la barre transversale.

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