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Les joueurs du Canadien et les critiques des réseaux sociaux

Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2026-04-24T04:00:00Z

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Martin St-Louis le dit clairement. Il préférerait que ses joueurs ne soient pas abonnés aux médias sociaux. « Particulièrement dans un marché comme le nôtre », explique-t-il. Vous me voyez d’accord avec ça. Je me demande ce qui peut pousser les joueurs du Canadien à s’exposer là-dessus.

Kirby Dach est la dernière victime d’amateurs dont les commentaires dépassent les bornes. Il a fermé ses comptes, tout comme Samuel Montembeault l’avait fait alors que son rendement était en chute libre en première moitié de saison.

Ceux qu’on appelle les trolls peuvent aller très loin, trop loin.

Lors du premier séjour de Phillip Danault avec le Tricolore, des gens étaient allés jusqu’à passer des remarques dégueulasses sur l’apparence de la conjointe de Phillip Danault.

Pour ces certains soi-disant partisans, tous les coups sont permis. C’est un manque flagrant de savoir-vivre.

Texier n’y voit pas l’intérêt

Notre Français préféré, Alexandre Texier, a choisi de se débrancher des plateformes sociales.

S’en porte-t-il mieux ?

« Je n’ai pas vraiment d’intérêt pour ça », répond-il.

Comme tous ses coéquipiers, il sympathise avec Dach.

« Il a notre soutien, il se maintient focalisé sur lui-même », indique-t-il.

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Dach était de la séance d’entraînement hier, à Brossard, mais on ne l’a pas vu dans le vestiaire. C’était la chose à faire dans les circonstances. Il sait qu’il a commis deux erreurs sur le but vainqueur de J.J. Moser, mardi soir, à Tampa.

L’envoyer devant les médias après la tonne d’insultes qui lui est tombée dessus aurait été comme l’envoyer à l’abattoir.

Oublions un instant les salaires.

On oublie trop souvent que ces joueurs en apparence invincibles sont des êtres humains.

Personne ne réagit à la critique de la même façon.

Patrick Roy, que l’on croyait immunisé contre les reproches, a levé les bras au ciel un soir que les spectateurs s’étaient moqués de lui. Quatre jours après cet incident, il s’en allait au Colorado au grand dam des amateurs québécois. On retrouvait probablement dans ce nombre une bonne partie des spectateurs qui avaient ri de lui le 2 décembre 1995 au Forum.

Bolduc abonné à « 100 % »

Zachary Bolduc, quant à lui, se dit abonné aux réseaux sociaux « à 100 % ».

« Je le suis depuis l’âge de 11 ou 12 ans, raconte-t-il.

« Ce qui se passe avec Kirby Dach est décevant. D’un autre côté, ça fait partie du marché de Montréal. Les amateurs sont passionnés. Quand on gagne, l’optimisme est très élevé. Quand on perd, le moral est très bas.

« En tant que joueur, il faut être capable de gérer les mauvais jours. C’est un privilège de jouer à Montréal. »

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Bolduc affirme n’avoir jamais reçu de messages haineux avant d’ajouter : « Du moins, pas à ma connaissance ».

C’est peut-être une façon de dire qu’il ne tient pas à en parler.

« Il ne faut pas s’arrêter à des choses sur lesquelles on n’a aucun contrôle, continue-t-il en utilisant une figure de style bien connue dans le monde sportif.

« Les critiques viennent en majorité de gens qui ont l’équipe à cœur et qui veulent l’aider. Ces personnes n’en veulent pas personnellement aux joueurs qui commettent une erreur ou qui ont pris une mauvaise décision. »

Bolduc est indulgent, car, dans plusieurs cas, ça verse dans la méchanceté.

Quand on lui demande s’il serait capable de passer au travers d’une pluie de critiques, sa réponse se veut sans équivoque.

« Absolument ! » lance-t-il d’un ton sûr.

Xhekaj suit le conseil du coach

Mais, encore là, pourquoi naviguer sur les réseaux sociaux quand on est un joueur du Canadien ?

« Pourquoi ? rétorque Kaiden Guhle.

« C’est une bonne question. Je ne sais pas. Probablement que je ne devrais pas être là-dessus, dit-il avec son plus beau sourire.

« Je me sens mal pour Kirby [Dach], reprend-il plus sérieusement.

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« Tu ne souhaites à personne de vivre une pareille épreuve. Mais ça fait partie du business. Nous sommes des joueurs de hockey professionnel et des incidents fâcheux peuvent survenir dans le cours d’une carrière. Les gens disent ce qu’ils veulent dire. »

Arber Xhekaj ne cache pas avoir déjà reçu des messages hostiles. Et plusieurs de surcroît, indique-t-il.

Il ne précise pas dans quel contexte, mais c’était probablement en relation avec le rôle du shérif qu’il campait dans ce commercial qu’il avait tourné pour une chaîne de hamburgers. Cela ne l’empêche pas, toutefois, de continuer à fureter sur les réseaux.

« Nous essayons de bien faire les choses pour notre équipe et notre base de fidèles partisans, commente-t-il.

« Nous ne cherchons pas à mal jouer. »

Cela dit, il convient que les médias sociaux peuvent causer des effets pervers.

« Je ne pense pas qu’il soit bon de les consulter, et ce, autant dans la victoire que dans la défaite, estime-t-il.

« Beaucoup de gens ont leurs opinions et ont le droit de les exprimer. Mais comme le dit Marty [St-Louis], si on ne leur demande pas conseil, pourquoi attacherions-nous de l’importance aux critiques qu’ils peuvent formuler à notre endroit ? »

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