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Les Jeux en 10 événements crève-cœur pour le Canada

Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2026-02-22T18:05:00Z

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Les athlètes canadiens ont mis leurs tripes sur la table et ont tout donné pour vivre des Jeux olympiques grandioses à Milan-Cortina. Malgré toutes les bonnes intentions, tout ne se déroule pas toujours comme prévu et les plus beaux rêves s’évanouissent parfois dans ces moments qui ne pardonnent pas. Avec son plus bas total de médailles depuis les Jeux de Salt Lake City en 2002, le Canada a connu quelques moments déchirants. En voici 10 d’entre eux.

• À lire aussi : Les 10 grands moments des Jeux pour les athlètes canadiens

1. Tout le pays sous le choc

AFP
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Le Canada au grand complet a la gueule de bois aujourd’hui. La défaite de 2-1 de l’équipe masculine en prolongation, en grande finale contre les États-Unis, est la cause de ce lendemain de veille pénible. Pour les États-Unis, il s’agissait d’une première conquête de l’or olympique depuis le fameux miracle sur glace de 1980. Quand Jack Hughes a inscrit le but gagnant, les amateurs de hockey de partout au Canada ont reçu un coup de massue. Le Canada avait remporté l’or en 2010 et 2014, les deux dernières fois que les joueurs de la LNH avaient participé au tournoi olympique, avant l’impasse de 2018 et 2022. Le Canada avait vaincu les États-Unis dans une finale émotive à la Confrontation des 4 nations, mais cette fois, malgré 42 tirs au but, l’équipe n’a pas été au bout de ses ambitions.

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2. Si près du but...

AFP
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L’équipe féminine de hockey ne pouvait pas passer plus près de mettre un terme à sa disette face aux Américaines, ses rivales de toujours. En avance 1-0 avec deux minutes et des poussières à jouer, les Canadiennes ont concédé le but égalisateur, avant de donner le but gagnant en prolongation. C’était donc une huitième défaite de suite contre les États-Unis lors de différents événements internationaux. Il était tout simplement déchirant d’observer la valeureuse capitaine Marie-Philip Poulin tenter de contenir ses émotions sur la glace, avant de fondre en larmes et d’enlacer chacune de ses coéquipières une à une. À 34 ans, le poids de la défaite semblait immense et la médaille d’argent n’a consolé personne dans ce vestiaire.


3. Promesses dures à tenir

MEGA/WENN
MEGA/WENN

Depuis deux ans, le patineur de vitesse sur courte piste William Dandjinou domine avec deux globes de cristal sur le circuit mondial et quatre titres de champion du monde. Avant les Jeux, il avait ouvertement lancé qu’il visait cinq médailles en autant d’épreuves, dont trois sur le plan individuel. Il aura finalement quitté la scène de Milan-Cortina avec une seule breloque d’argent au relais mixte. C’est honorable, surtout pour une première participation aux Jeux, mais Dandjinou visait clairement plus haut. À 24 ans, il a encore de belles années devant lui.

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4. Des larmes plutôt qu’une médaille

AFP
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Madeline Schizas représentait un espoir de médailles en patin artistique, mais à ses deuxièmes Jeux olympiques, l’Ontarienne de 23 ans n’a même pas été en mesure de se qualifier pour le programme libre. Au terme d’un programme court ponctué de quelques ratés, Schizas a quitté la glace, tête entre les mains, avant de se laisser aller en larmes dans les bras de son entraîneuse. Glissant au 25e rang, elle n’a pas été en mesure de faire la coupure pour passer au programme libre. « Ça fait partie du sport, parfois, de ne pas connaître le dénouement souhaité. Je suis très déçue et évidemment malheureuse », a-t-elle déclaré.


5. Première absence du podium

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

Le planchiste de Regina Mark McMorris a vécu une première à Livigno et certainement pas celle qu’il espérait. Pour la première fois à sa quatrième expérience olympique, il n’a pas été en mesure de décrocher une médaille en slopestyle. L’athlète avait effectivement quitté Sotchi, PyeongChang et Pékin avec le bronze. Cette fois, il a dû se contenter d’une huitième position en finale. À 32 ans, la déception était palpable puisque même s’il a encore le désir de compétitionner, il ne sait pas s’il aura la force de retourner dans un autre cycle olympique. « Je suis épuisé physiquement et mentalement », a laissé tomber McMorris, envahi par l’émotion.

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6. Une journée de malchance

Photo AFP
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Marion Thénault a connu une belle performance à l’épreuve des sauts, le 18 février, mais parfois le sport est cruel et de grandes performances ne suffisent pas pour se traduire en médailles. Ce fut exactement le cas pour la Sherbrookoise, qui a raté par un cheveu une place en finale, ce qui lui a valu la septième position pour ses deuxièmes Jeux de suite. Au terme de l’épreuve, son entraîneur Jeff Bean a parfaitement résumé la situation. « Marion a connu la meilleure journée de sauts de sa vie. À son dernier saut, c’était une question de millimètres », a-t-il dit en spécifiant que le niveau du peloton de tête n’avait jamais été aussi relevé. Thénault n’a pas été en mesure de se reprendre à l’épreuve mixte, samedi.


7. Situation déplorable

AFP
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On dit souvent que le bonheur des uns fait le malheur des autres. L’épreuve de 500 m en patinage de courte piste qui a couronné le Québécois Steven Dubois a tourné au vinaigre pour son compatriote Maxime Laoun. En tentant une manœuvre de dépassement sur le chouchou local, l’Italien Pietro Sighel, Laoun a perdu l’équilibre et a entraîné son rival dans sa chute. C’est une situation courante sur courte piste, mais des internautes frustrés ont perdu la tête en le bombardant d’insultes et de menaces en ligne. Une situation qui n’est pas sans rappeler celle qu’avait vécue Kim Boutin, en 2018. Déplorable sur toute la ligne !

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8. L’or encore frôlé...

AFP
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Quand on parle de moment crève-cœur, difficile de ne pas penser à Éliot Grondin. Évidemment qu’une médaille d’argent n’a rien d’une déception, mais le Beauceron, adepte du snowboard cross, a frôlé l’or pour les deuxièmes Jeux de suite. L’athlète de 24 ans a excellé, dans une course époustouflante qu’il a terminée à seulement trois centièmes de seconde de l’Autrichien Alessandro Haëmmerle. C’est une conclusion cruelle pour Grondin, qui avait aussi vu l’or olympique lui glisser entre les mains de deux centièmes de seconde il y a quatre ans. La conclusion ne diminue en rien la qualité de sa descente.


9. Une chute terrible

AFP
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Pauvre Cassie Sharpe ! La championne olympique de 2018 en demi-lune de ski acrobatique et médaillée d’argent en 2022, n’a pas été en mesure de prendre part à la finale cette fois-ci. Après un excellent départ lors des qualifications, elle a chuté et sa tête a lourdement frappé le sol. L’Albertaine est demeurée longtemps étendue immobile dans un moment angoissant. Sharpe s’était classée troisième aux qualifications, mais elle n’a pas eu l’autorisation médicale pour prendre part à la finale. Un moment déchirant pour celle qui est revenue à la compétition après une pause de plus de deux ans après la naissance de sa fille, en 2023.


10. Catastrophe en ski cross

AFP
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Les espoirs étaient extrêmement élevés en ski cross , mais la balloune a vite dégonflé lors de la journée de samedi, quand aucun Canadien n’a été en mesure d’atteindre la finale. Trois Canadiens s’étaient pourtant classés dans le top 10 lors des qualifications, mais le bonheur fut de courte durée. Gavin Howell et Jared Schmidt ont perdu en huitièmes de finale, tandis que Kevin Drury et Reece Howden n’ont pas franchi les quarts de finale. Howden, un immense espoir de médaille, a craché son venin sur les organisateurs. « La piste est extrêmenent lente, c’est une blague absolue. Ce n’est pas de ski cross, c’est une catastrophe », a-t-il fustigé.


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