Les Internationaux balayés dès le départ à la Coupe des Présidents
Les Américains prennent une avance de 5 à 0 pour la troisième fois de l’histoire et la première depuis 2000


François-David Rouleau
Partager
Mike Weir et tout son clan de l’équipe internationale souhaitaient un départ canon à cette Coupe des Présidents. Leur vœu n’a pas été exaucé. Loin de là. Ils tirent de la patte face à la machine américaine, qui a tôt fait de démarrer son moteur, au Royal Montréal, en balayant les cinq matchs.
Les Internationaux ne pouvaient faire pire. Deux fois dans l’histoire du tournoi disputé depuis 1994, une formation a remporté tous les points à l’enjeu lors de la première séance. Ce fut le cas en 1994 et en 2000, deux éditions tenues en sol américain.

En 1994, l’équipe internationale avait égalé la deuxième séance avant de finalement s’incliner 20 à 12. En 2000, elle avait gagné la deuxième séance en s’écrasant toutefois par la suite, baissant pavillon 21,5 à 10,5.
En fin de journée, le vétéran de 44 ans n’entendait pas à rire du haut de son estrade, devant les médias. Les traits sévères, l’Australien n’avait jamais subi un pareil affront à ses 10 présences précédentes au tournoi.
«Je suis déçu. Min Woo [Lee] et moi pouvions gagner notre match et nous n’avons pas pu faire mieux, a indiqué celui qui s’est incliné au 18e fanion, devant Collin Morikawa et Sahith Theegala.
«J’ai le sentiment que les matchs ont été plus serrés que ne le démontre le tableau, a-t-il enchaîné. Mais on devra tous élever notre jeu un peu. Il faudra trouver d’autres façons de battre cette coriace équipe américaine.»
Duels serrés
Scott n’a pas tort quand il indique que le score n’indique pas tout à fait l’allure de cette première journée. Trois des cinq duels disputés en format «4-balles» ont pris fin au 18e, tandis que les deux autres se sont terminés aux 16e et 17e.
«La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons rebondir demain. Ce n’est pas terminé, a rappelé Scott. Il faut un bon départ, une féroce bataille et trouver cette vitesse pour gagner une séance.»
Comme son coéquipier Tom Kim, il prétend que le vestiaire des Internationaux réunit de bons guerriers ayant réussi à surpasser les obstacles durant leur carrière.
Du côté américain, c’est Keegan Bradley qui a porté le dur coup à ses rivaux avec un rugissement rempli d’émotions sur le vert du 18e, en fin de journée. Son oiselet a permis à l’équipe de balayer les cinq affrontements.

«C’était 10 années d’énergie emmagasinée que j’ai relâchées là, a exprimé celui qui n’avait pas participé à ce tournoi depuis 2013, mais surtout pas représenté son pays depuis la Coupe Ryder 2014. J’ai eu énormément de plaisir dans cette ronde. J’ai dit à mon partenaire de jeu Wyndham [Clark] au 17e que cette atmosphère me manquait.
«Quelle belle journée pour notre équipe! Il reste toutefois une longue route avant la victoire.»
Il faudra encore 10,5 points à la formation de Jim Furyk pour défendre son titre une 10e fois de suite.
Le soleil au bon moment
Après une matinée pluvieuse et fraîche au Royal Montréal, en lever de rideau du prestigieux tournoi, des rayons de soleil ont percé les nuages gris à la fin de la cérémonie d’ouverture, tout juste avant le premier coup de départ.

L’ambiance était à la fête dans l’imposant amphithéâtre construit autour du premier tertre, avec de la musique, des chants et des séquences vidéo. Et quand le golfeur canadien Mackenzie Hughes a décidé de poser un genou au sol et de caler une bière devant les 3000 spectateurs, celui qui était laissé sur les lignes de côté a fait sensation.

«L’expérience était très agréable. On sentait l’énergie de la foule. Il faut toutefois qu’on réponde plus fort dans les prochains jours», a indiqué le Canadien Taylor Pendrith, qui a d’ailleurs serré la main de Wayne Gretzky avant de s’élancer.
La deuxième séance débutera à 13h05, vendredi, en format «quatuor».