Les Hurricanes veulent faire mal au Canadien et repartir avec l’avance de 3 à 1
Ils ont l’intention de continuer à les talonner sur la glace


Dave Lévesque
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Le plan de match des Hurricanes pour la quatrième rencontre de la finale de l’Est est simple : continuer de frapper le Canadien et partir avec une avance de 3 à 1 sans la série.
« Nous savons quel est l’enjeu, nous avons le momentum et nous devons l’emmener dans le match de ce soir », a souligné Taylor Hall après l’entraînement matinal mercredi midi.
Son entraîneur Rod Brind’Amour s’est toutefois chargé de jouer la carte de l’homme terre à terre pour ramener tout le monde à l’ordre.
« Je ne crois pas que le momentum existe. Tu apprends des matchs précédents et tu fais des ajustements, mais le momentum ne se transfère pas d’un match à l’autre », a-t-il laissé tomber quelques minutes après son vétéran.
Pas de temps
Ce n’est pas un hasard si le Canadien n’a pu diriger que 25 tirs au but dans les deux derniers matchs. Les Hurricanes ont bien étudié leur adversaire et font tout en leur pouvoir pour lui couper les ailes.
« Ils peuvent construire à partir de leur zone défensive en bâtissant sur leur vitesse et ça exige que nous soyons collés à leurs meilleurs joueurs partout où ils se trouvent », a résumé Jordan Martinook.
On pourrait penser que de subir cette pression constante et les mises en échec qui viennent avec devient fatigant, mais William Carrier ne trouve pas que les joueurs du Canadien avaient l’air fatigués lundi soir.
« Ça fait plus mal quand tu les donnes que quand tu les reçois, tu commences à sentir la fatigue, a-t-il admis. Le plus dur est de garder ta concentration présence après présence et de ne pas tomber dans la lune. »
Usant
Il n’en demeure pas moins que le style de jeu des Hurricanes est tellement usant que les joueurs préfèrent se convertir plutôt que de le subir.
« J’ai joué contre cette équipe toute ma carrière, c’est une équipe qui est difficile à affronter parce qu’elle joue de la même manière présence après présence. J’en avais assez d’être de l’autre côté et de subir ça », a soutenu Nikolaj Ehlers.
Il n’est pourtant pas réputé pour être le joueur le plus robuste, mais il adhère au concept en distribuant des mises en échec quand c’est nécessaire.
« Quand tu comprends ce dont l’équipe a besoin de toi, c’est un style qui est très agréable à jouer », a assuré Taylor Hall, qui est arrivé chez les Canes au milieu de la saison précédente.
« Je ne sais pas quelles étaient mes stats contre la Caroline, mais c’était sans doute parmi les pires », a mentionné Hall pour étayer ses propos.
Vérification, en ce qui concerne la production de points, il a récolté 16 points en carrière contre les Hurricanes, seuls les Maple Leafs de Toronto l’ont limité à une plus faible production (13).