Les hockeyeurs... et la joueuse de tennis: la génétique incroyable du clan Celebrini


Jessica Lapinski
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Charlize Celebrini est née pour être une athlète, au sein d’une famille où tous ont pratiqué un sport de haut niveau, ou aspirent à le faire. Dont un de ses frères aînés, un certain Macklin Celebrini, qui a été le tout premier choix du repêchage de la LNH l’an dernier.
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Mais à la différence de ses parents, des joueurs de soccer d’élite, ou de ses trois frères, tous des hockeyeurs, ce qui a fait craquer la sportive de 16 ans au moment de se spécialiser, c’était «l’aspect individuel» du tennis.

«J’ai essayé plusieurs sports, dont le hockey et le soccer. J’ai aimé ça, mais ce que je me voyais vraiment faire, c’était du tennis», raconte la sympathique rouquine.
«Certains aspects des sports d’équipes sont bien, mais j’aime le fait d’avoir tout en mon contrôle, explique-t-elle. Et le sport, en lui-même. C’est tellement amusant.»
Celebrini est de retour à Québec pour le tournoi junior Cote 100 de Québec, organisé par l’Académie de tennis Aliassime et qui se déroule au Club Avantage jusqu’à samedi.
Au printemps, la raquette originaire de la Colombie-Britannique, considérée comme un espoir du tennis canadien, avait atteint le carré d’as.
Une vie de sports complètement folle
La vie des Celebrini est un peu folle et, évidemment, très axée sur le sport. Parce que c’est dans leur génétique. «Oh oui, on a grandi là-dedans», évoque Charlize en souriant.
Non seulement maman Robyn et papa Rick ont joué au soccer au niveau collégial (le père est même passé pro), Macklin est l’un des jeunes joueurs les plus prometteurs de la LNH, mais Aiden, 20 ans, a lui aussi été repêché, au sixième tour, par les Canucks de Vancouver.
Quant à RJ, 13 ans, il a l’ambition de suivre les traces de ses grands frères.
Et... M. Celebrini occupe depuis sept ans le rôle de vice-président de la santé et de la performance des joueurs chez les Warriors de Golden State, dans la NBA.
«On ne se voit pas beaucoup durant nos saisons respectives, reconnaît Charlize. L’été, c’est bien, parce qu’à Vancouver, on se retrouve dans notre maison familiale.»
«Mais dès que leur saison et la mienne commencent, c’est plus difficile de trouver du temps.»
Fan de joueuses canadiennes, dont Leylah Fernandez et Victoria Mboko, mais aussi de la puissante numéro 1 mondiale Aryna Sabalenka, Charlize Celebrini a également commencé à voyager pour parfaire son tennis. En plus des tournois juniors, elle a représenté le Canada chez les filles à la Coupe Billie Jean King, l’an dernier.
Celebrini fait d’ailleurs partie de la cuvée actuelle du Centre national d’entraînement de Tennis Canada, à Montréal.
Être une pro elle aussi
À l’instar de la Biélorusse au sommet du classement féminin, son jeu est tout en force, pour l’instant, mentionne la jeune athlète. «Mais je ne crois pas qu’un jour, je pourrai frapper aussi fort qu’elle!» lance Charlize en riant.
Même si son propre horaire est chargé, Celebrini a quand même trouvé le temps d’aller voir son frère Macklin jouer pour les Sharks de San Jose, l’an dernier.
Et elle a adoré, en attendant de passer elle aussi chez les professionnelles, raquette en main, un jour, espère-t-elle.
«C’est mon but. Mais je sais qu’il y a de plus en plus de joueuses qui passent par la NCAA, où il y a de très bons programmes», pointe la jeune joueuse, qui, à son âge, ne ferme aucune porte.