Les hauts et les bas du règne de Labeaume
Le maire de Québec a été impliqué dans plusieurs grands dossiers depuis 2007

Taïeb Moalla
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Le règne de près de 14 ans du maire de Québec a été marqué par de nombreux hauts et bas. Voici une sélection des années Labeaume.
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2007
Inconnu du public et dans les bas-fonds des sondages au début de la campagne électorale, Régis Labeaume se fait tout de même élire comme maire de Québec. Ce scrutin anticipé a été rendu nécessaire par le décès subit de l’ex-mairesse Andrée Boucher. « Labeaume triomphe », titrait Le Journal, le lendemain de son élection.

2008
Les fêtes du 400e de la Ville sont le premier chantier majeur du nouveau maire. Le succès est finalement au rendez-vous. Après des années moroses, Québec retrouve une certaine fierté. Le 20 juillet, Paul McCartney offre un concert mémorable sur les plaines d’Abraham.

2009
Bien installé à son poste, Régis Labeaume est très largement réélu à la tête de Québec. Désormais, il contrôle totalement le conseil municipal.
2010
L’affaire Clotaire Rapaille éclate. Ce consultant en marketing devait refaire l’image de la ville en dénichant « le code » de Québec. Or, le CV du prétendu expert était bourré d’inexactitudes et de raccourcis. Son contrat est résilié, mais cette histoire poursuivra le maire longtemps.

2011
Lancé à la suite d’une visite en France en 2011, le projet de coffre-fort virtuel est un flop. Il est finalement abandonné après que la Ville eut englouti 1,5 million $. L’idée d’une candidature olympique pour 2022 est également abandonnée.
2011-2012
L’appui financier du gouvernement du Québec est obtenu pour la construction d’un nouvel amphithéâtre, à proximité du vieux Colisée. Une entente est signée entre la Ville et Québecor pour que l’entreprise devienne la gestionnaire de l’aréna. La construction débute.

2013
Le maire se fait confortablement réélire avec 74 % des voix. La réforme des régimes de retraite des employés municipaux est au cœur de la campagne électorale. C’est l’occasion d’un bras de fer spectaculaire avec les syndicats.
2014
Le maire engage une importante bataille avec le Canadien National (CN) au sujet de la peinture du pont de Québec. Le dossier de cette importante infrastructure patrimoniale n’est toujours pas réglé.

2015
Lancement du projet de Service rapide par bus (SRB) qui finira par mourir deux ans plus tard. Le Centre Vidéotron est inauguré à l’automne, mais le retour tant espéré des Nordiques se fait toujours attendre.

2016
Le maire fait une sortie publique remarquée dans laquelle il informe les citoyens de Québec qu’ils vont devoir se départir de leur pitbull. Beaucoup comprennent que l’euthanasie est la seule option au menu. La page Facebook du maire est inondée de messages outrés et parfois violents. « Évidemment, je l’ai dit à la Labeaume, avec mon air bête [...] J’aurais dû le faire de façon plus intelligente », s’est excusé le maire par la suite.
2017
Un attentat à la grande mosquée de Québec fait six morts et plusieurs blessés. M. Labeaume est fortement ébranlé par cette tragédie qui s’est produite dans une ville réputée très sécuritaire. Sur la photo, il accompagne le porte-parole du Centre culturel islamique de Québec, Boufeldja Benabdallah, lors d’une rencontre au lendemain de la tuerie.

2018
Lancement du projet de réseau structurant de transport en commun à peine quelques mois après l’élection municipale. Les adversaires du maire lui reprocheront longtemps d’avoir combattu l’idée de tramway poussée par Démocratie Québec lors de la campagne électorale de 2017.

2019
Régis Labeaume annonce qu’il combat un cancer de la prostate. La nouvelle tombe d’autant plus mal que le maire bataille avec le nouveau gouvernement caquiste pour ficeler le financement du réseau de transport structurant.
2020
La pandémie de COVID-19, la longue agonie de son père et l’attentat du Vieux-Québec sont de nouveaux coups durs que le maire doit affronter. Le maire Labeaume et plusieurs citoyens rendront hommage aux victimes du drame survenu le 31 octobre.

2021
Après d’âpres négociations avec le gouvernement Legault, la Ville de Québec peut enfin lancer l’appel de propositions du tramway. Il s’agit d’un important jalon pour la réalisation du mégaprojet cher au cœur du maire.
Les maires restés le plus longtemps en poste à Québec
1. Jean-Paul L’Allier, 1989–2005 (16 ans)

2. Lucien Borne, 1938–1953 (15 ans)
3. Régis Labeaume, Maire depuis décembre 2007. À la tête de la Ville depuis (13 ans et demi). En restant à son poste jusqu’au scrutin de novembre, il comptera presque 14 ans de service.

4. Gilles Lamontagne, 1965–1977 (12 ans)

5. Jean Pelletier, 1977–1989 (12 ans)

6. Wilfrid Hamel, 1953–1965 (12 ans)
7. Simon-Napoléon Parent, 1894–1906 (12 ans)
