Les gros examens ne sont pas finis chez le CH
Étienne Bouchard
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Les partisans et observateurs qui croyaient que le Canadien avait terminé avec succès une séquence de matchs difficiles feraient possiblement mieux de regarder avec attention la rencontre de lundi.
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À Saint Paul, les troupiers de l’entraîneur-chef Martin St-Louis affronteront le Wild du Minnesota une seconde fois en moins de deux semaines. Plusieurs estiment que le Tricolore a réussi tous ses gros examens en vertu de triomphes aux dépens des Golden Knights de Vegas, de l’Avalanche du Colorado et des Sabres de Buffalo dans les sept derniers jours. Certes, il a abattu de la besogne colossale, mais son test le plus imposant est peut-être à venir.
En effet, depuis le gain de 4 à 3 acquis à ses dépens le 20 janvier au Centre Bell, le Wild a fait honneur à son nom en reprenant du poil de la bête. Il a récolté 9 points sur une possibilité de 10 et, samedi, il a transmis un message percutant en malmenant Connor McDavid et les Oilers 7 à 3 à Edmonton.
Aussi, le Bleu-Blanc-Rouge a d’autres très bonnes raisons de prendre au sérieux ses prochains adversaires. Le classement général indique le nombre 2 à côté du nom «Minnesota»: les hommes du pilote John Hynes ont amassé 74 points en 55 sorties. Rappelons que l’Avalanche domine avec 81 points.
Puis, les nombreux ennuis du CH face au Wild sont connus. Montréal a freiné le mois passé une séquence de six ans sans victoire contre la formation vêtue de vert. Néanmoins, il reste une interminable disette dans le State of Hockey à reléguer aux oubliettes. La dernière fois que le Canadien a gagné au domicile du Wild, c’était le 20 mars 2011. Ce soir-là, P.K. Subban s’est éclaté avec un tour du chapeau dans un gain de 8 à 1. Depuis, c’est la sécheresse: 11 échecs d’affilée, incluant 10 en temps réglementaire.
Tous contribuent
Si le CH croit stopper ses opposants en réduisant au silence Kirill Kaprizov et Quinn Hughes uniquement, il fait fausse route. Pas moins de huit hockeyeurs de l’équipe ont accumulé 30 points ou plus cette saison. À 67 points, Kaprizov devance Matt Boldy (56) et Hughes (52). Mais Joel Eriksson Ek, Vladimir Tarasenko, Brock Faber, Marcus Johansson et Mats Zuccarello ont prouvé leur capacité à produire.
«Nous avons parlé de l’importance de constituer une bonne formation. Je pense que nos quatre trios et nos six défenseurs, tout comme notre gardien, ont bien joué. [...] Afin de disputer un bon match collectivement, on doit être en mesure d’obtenir de la production offensive de la part de tout le groupe», a évalué Hynes après le duel à Edmonton.
Devant le filet, Filip Gustavsson et Jesper Wallstedt continuent de se distinguer, eux qui présentent un taux d’efficacité de ,910 ou mieux.