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Les grandes leçons de Mary Spencer

Femke Hermans n’a pas caché ses émotions après la confirmation de sa victoire contre Mary Spencer.
Femke Hermans n’a pas caché ses émotions après la confirmation de sa victoire contre Mary Spencer. Photo Vincent Ethier, EOTTM
Photo portrait de Réjean Tremblay

Réjean Tremblay

2022-12-18T10:00:00Z

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Mary Spencer n’avait jamais disputé un combat de dix rounds dans sa vie. Elle l’a fait vendredi soir à Shawinigan. 

Elle n’avait jamais rencontré pareille guerrière chez les pros de sa carrière. C’est maintenant chose faite.

Pour la première fois, elle se retrouvait avec un coin qui n’avait pas l’harmonie nécessaire pour diriger une future championne. Elle sait maintenant ce qu’elle doit faire.

Il lui reste à décider si à 38 ans, elle a le goût de se remettre en question et surtout de s’imposer les énormes sacrifices qui seront nécessaires pour tenir sa place au sommet des classements mondiaux.

UNE ROUTE TROP FACILE

En fait, la route de Mary Spencer a sans doute été trop facile vers un combat de titre mondial. Même si au passage elle a liquidé Chris Namus, ancienne championne elle-même, les progrès sont fulgurants dans la boxe féminine. 

Malgré elle, Spencer devait penser que Femke Hermans allait faire comme les autres et tomber en deux ou trois rounds. S’enfoncer dans une guerre de dix rounds est une autre histoire. D’ailleurs, après sa chute au plancher du deuxième round, Mary a pompé l’huile et a souvent cherché son souffle. 

Si elle continue sa carrière, elle sera beaucoup mieux préparée la prochaine fois. C’est une femme fière et orgueilleuse.

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Et il y a son coin. Mais que foutait donc son gérant Brian Cohen dans le coin ? C’est à peine si Spencer lui a parlé en personne dans la vie ! D’ailleurs, Russ Anber avait l’air furieux en le regardant. 

Le ménage, vite le ménage. Un combat de championnat du monde n’est pas une sortie mondaine.

QUE FAIRE AVEC BUTLER ?

Tout l’entourage de Steven Butler avait la mine basse après sa victoire contre Joshua Conley. C’est que Butler n’a jamais su s’adapter au style de Conley et est resté empêtré tout le combat. D’ailleurs, Rénald Boisvert, son entraîneur, l’a franchement dit au 91,9. Encore là, les instructions étaient données en stéréo. Dans l’oreille gauche, la voix de Boisvert et dans l’oreille droite, celle de Clint Butler, le père du boxeur.

Des fois, je me dis que la mono a bien meilleur son. Une voix pour les deux oreilles, ç’a peut-être plus de chance de bien rentrer.

DANS LE CALEPIN

Ce fut un beau gala. La défaite de Mary Spencer a été une grande déception pour les spectateurs. Mais ça fait partie de la boxe. Rendu au niveau où se situe EOTTM, des combats, il va s’en perdre. Faudrait pas avoir une peine d’amour toutes les fois.

La soirée de Shawinigan sera télévisée au complet ce soir à TVA Sports à compter de 7 heures et demie. Une gracieuseté de L.P. Neveu et fils. 

Et c’est ma dernière chronique un dimanche dans Le Journal version papier. Avec le numérique, va y avoir moyen d’avoir autant de plaisir. Et puis, à mes débuts, mon journal de l’époque ne publiait pas le dimanche. Les histoires du lundi étaient juste meilleures.

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MBilli gagne en France

« J’ai eu une crampe à la jambe droite à partir du septième round et ça m’a inquiété un peu. Mais j’ai quand même dominé le combat jusqu’à la fin. Le fallait parce que Vaughn Alexander, même s’il est très coriace et qu’il résiste à tous les coups qu’on lui assène, est le genre de boxeurs que je dois battre pour arriver au sommet », racontait Christian MBilli hier soir après sa victoire écrasante à Nantes en France.

MBilli a gagné les dix rounds de son combat. Il les a gagnés avec aisance et a complètement dicté l’allure des échanges. Comment Alexander a-t-il pu résister au déluge de coups de MBilli est un mystère. Ç’a commencé à la dixième seconde et cela a pris fin à la 60e seconde du dernier round. MBilli a montré pourquoi Marc Ramsay dit de lui qu’il travaille encore plus fort qu’Artur Beterbiev à l’entraînement : « Je n’ai jamais peur de me fatiguer. J’avais du gaz pour plusieurs rounds encore au même rythme. Quant à cette crampe qui m’a ennuyé, je vais voir avec les médecins et les nutritionnistes ce que je peux faire », a expliqué MBilli.

DÉCARIE... LE MASSEUR

Samuel Décarie et Luc-Vincent Ouellet étaient les entraîneurs et les hommes de coin du Québéco-français. Les instructions étaient données entre les rounds dans un français impeccable. Les commentateurs de RMC2 n’ont pas été obligés de traduire pour leurs téléspectateurs. Sam était bien beau et Luc-Vincent fort sexy. 

Mais Vincent n’a pas été impressionné par l’organisation du gala. Il m’écrivait avant que ça commence qu’il avait dû se battre pour obtenir une vérification des gants et que l’absence d’une régie semblable à celle qui supervise les combats au Québec se faisait cruellement sentir.

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Faudrait que Me Denis Dolbec, le président de la Régie des alcools, des courses et des jeux, se rappelle que sa régie a déjà été une des meilleures au monde. Il n’y a pas si longtemps. Et que tous les commentaires recueillis à Shawinigan vont dans le même sens : ça fait maintenant dur à l’interne. Ce sont les vétérans, certains âgés de plus de 70 ans qui tiennent la bastringue à bout de bras. Soit dit en passant, si je me fie au nombre de chaises identifiées RACJ qui occupaient les meilleures places du parterre, tout le monde avait invité sa ou son conjoint. 

J’en glisse un mot parce que la régie, ce sont mes impôts au travail.

CONTRE AKHMEDOV EN MARS

Je conclus rapidement. Après cette victoire, MBilli devrait affronter Ali Akhmedov dans un combat éliminatoire pour obtenir une chance de détrôner Canelo Alvarez. L’autre élimination mettra aux prises l’effrayant David Benevidez contre Caleb Plant. Ce Plant sourit rarement.

Les négociations étaient déjà entamées hier soir avec Tom Loeffler, le gérant d’Akhmedov. On l’a connu à New York alors qu’il était le gérant de Guennadi Golovkin. Ça serait au casino dans les eaux du 23 mars. 

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