La situation est critique dans les hôpitaux de l’Ontario qui ne cessent de voir le nombre de patients admis augmenter depuis plus d’une semaine.
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La province a eu droit un léger répit samedi alors que 10 personnes de moins étaient hospitalisées. En contrepartie, 15 personnes de plus ont été admises aux soins intensifs, portant les totaux à 2277 personnes hospitalisées et 833 personnes aux soins intensifs.
«On voit de plus en plus de familles rentrer à l’hôpital parce que les variants n’attaquent pas juste une seule personne. Quand ils arrivent dans une maison, c’est tout le monde qui se retrouve aux soins intensifs», raconte le Dr Hughues Loemba, virologue et professeur agrégé à la faculté de médecine de l'Université d'Ottawa.
La situation est fragile au point où les hôpitaux doivent choisir les patients qu’ils gardent dans leur établissement et ceux qu’ils retournent à la maison en raison de la gravité de leur maladie.
«Ceux qui sont moins malades, parfois ils s’aggravent chez eux et puis ils meurent. Ils commencent à mourir chez eux. Alors, imaginez un peu, vous avez les conséquences dans les hôpitaux, mais là on commence à avoir des conséquences au niveau de la communauté», dit-il.
Le pic de la troisième vague atteint?
Alors que le nombre de nouveaux de cas de COVID-19 a à nouveau dépassé la barre des 4000 infections samedi, en Ontario, il est encore trop tôt pour déterminer si la province a atteint le pic de sa troisième vague, estime un médecin.
«Peut-être qu’on n’est pas encore au pic à proprement dit. On s’en approche parce que les mesures qui ont été introduites récemment ont porté fruit, mais ce n’est pas encore clair», indique le Dr Hughues Loemba.
Selon lui, il faudra encore attendre une à deux semaines avant de voir si l’Ontario est bien parvenue à aplatir la courbe des infections.
Si la province la plus peuplée se retrouve aujourd’hui dans cette fâcheuse position, c’est parce que le gouvernement de Doug Ford a mal géré la situation, selon le Dr Loemba.
«Le gouvernement a pris des mesures trop tardivement et puis n’a pas pris les bonnes mesures aux bons moments. C’est pourquoi on arrive à cette troisième vague qui est en train de surcharger les hôpitaux», précise-t-il.
Le virologue est d’avis que la plus grande erreur du premier ministre ontarien est de ne pas avoir écouté les scientifiques, préférant privilégier l’économie, ce qui a fait en sorte qu’il n’a pas agi à temps.
«Si vous donnez la chance à ce virus de se propager, surtout avec les variants, il va prendre l’avantage des erreurs que vous faites», explique le Dr Hughues Loemba.