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Congédiement d’Éric Raymond par le Canadien: ce n’était qu’une question de temps

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-01-28T18:10:58Z

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Personne n’est tombé en bas de sa chaise ou n’a failli prendre le champ en apprenant la nouvelle du congédiement d’Éric Raymond, celui qui occupait le poste d’entraîneur des gardiens de but du Canadien depuis l’été 2021, et qui pour l’instant est remplacé par Marco Marciano.

Les problèmes récurrents des gardiens ayant fait les manchettes à plusieurs occasions depuis le début de la saison, ce n’était qu’une question de temps avant que l’homme de 53 ans passe à la guillotine.

«Nous avons convenu que c’était le bon temps pour prendre cette décision, a déclaré Jeff Gorton. Éric est à la dernière année de son contrat et nous n’allions probablement pas poursuivre l’aventure avec lui.»

Voyez le point de presse de Gorton dans la vidéo ci-dessus.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

«Tous ceux qui connaissent Marco l’ont en haute estime. On sait qu’il y avait de l’intérêt à son endroit à travers la ligue, donc c’est une façon de retenir ses services.»

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Ça, c’est la version officielle. La vérité du Canadien ou, à tout le moins, celle que le président des opérations du Canadien a bien voulu nous servir.

Un complice de longue date

Toutefois, c’est tout de même particulier que ce congédiement survienne quelques jours après que Samuel Montembeault a connu une troisième sortie plus ou moins ordinaire, après avoir offert quatre solides départs à son retour d’un séjour d’une dizaine de jours à Laval.

«Ce sont des conversations que nous avons eues au cours des dernières semaines, a soutenu Gorton. J’avais le sentiment, avec la pause olympique qui s’en vient, que ça nous donnait l’occasion de voir quelle sera la suite et de donner quelques jours de plus à Marco pour s’installer.»

Cela dit, la défaite à Boston est peut-être la goutte qui a fait déborder le vase.

Le gardien de Bécancour, qui avait travaillé avec Marciano durant ce séjour à Laval, étirant même sa collaboration à Brossard pendant que le Canadien se trouvait à Boston, avait semblé revigoré par cette collaboration.

D’ailleurs, la collaboration entre les deux hommes date de plusieurs années. Montembeault et Marciano ont passé quelques étés à travailler ensemble lorsque le gardien du Canadien évoluait dans les rangs juniors.

Encore une fois, Gorton a assuré que cette décision n’avait rien à voir avec Montembeault. Même si celui-ci connaît une saison difficile avec un taux d'efficacité de 0,868.

«Je crois que tous nos gardiens avaient besoin d’une nouvelle voix. Kent, Martin [St-Louis] et moi avons eu de longues discussions à ce sujet, et c’est la conclusion à laquelle nous sommes arrivés.»

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Dobes face à l’Avalanche

Évidemment, l’entraîneur-chef du Canadien n’avait pas le cœur à la fête en se présentant devant le parterre de médias. Un entraîneur des gardiens de but a beau être une bibitte un peu à part (tout comme ses gardiens), il n’en demeure pas moins qu’une camaraderie se développe au fil des ans.

«Il n’y a rien de plaisant là-dedans. Éric est un très bon ami. C’est difficile de passer à travers ça, a-t-il indiqué. Je suis un jeune entraîneur, j’adore le monde. Donc c’est difficile de voir une personne comme ça perde sa job.»

«Mais j’ai beaucoup de respect pour Kent et Gorts et toutes les décisions qu’ils ont prises jusqu’à maintenant. Alors j’ai confiance en celle-ci», a-t-il ajouté.

On verra si, comme on le voit souvent lors du congédiement d’un entraîneur-chef, celui de Raymond aura l’effet d’une étincelle sur l’équipe. Cette étincelle, c’est Jakub Dobes, qui pourrait être le premier à en ressentir les effets, puisque St-Louis a confirmé que c’est lui qui affronterait l’Avalanche (déguisée en Nordiques) jeudi soir.

En novembre, au Colorado, le Tchèque avait accordé sept buts sur 36 lancers, dans un revers de 7 à 2.

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