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Les frères Tkachuk ont fait la loi

Ils ont marqué quatre des six buts américains dans un gain de 6 à 1 contre la Finlande

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-02-14T05:45:00Z

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L’hostilité de la foule montréalaise à leur endroit et le jeu hermétique promis par leurs rivaux n’auront pas suffi à venir à bout des États-Unis.

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Menée par les frères Tkachuk, auteurs de quatre de ses six buts, la formation américaine a réussi de brillante façon son entrée à la Confrontation des 4 nations en battant la Finlande au compte de 6 à 1.

Toute la soirée, Brady et Matthew se sont assurés que leurs adversaires étaient pleinement conscients de leur présence.

Pendant 60 minutes, ils ont fait payer cher les joueurs finlandais qui osaient toucher la rondelle dans leur environnement. Niko Mikkola et Matthew se sont frotté le nez à quelques occasions.

D’ailleurs, les deux pays ont offert un style de jeu bien différent de celui déployé la veille par le Canada et la Suède. Moins de finesse, plus de rudesse. Il faut dire qu’avec les deux frères Tkachuk sur la même unité, il ne fallait pas s’attendre à des présences gracieuses.

Deux frangins très vocaux

Après le sifflet, aucun moment de répit. Disons que la bouche des deux frangins ne servait pas qu’à mâchouiller leur protecteur buccal.

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Ça devait être beau dans la cour d’école.

N’empêche que les fils de Keith, qui évoluaient en compagnie de Jack Eichel, ont fermé le clapet des Finlandais en touchant la cible.

Deux fois chacun. Matthew a ajouté une mention d’aide, ce qui lui a valu d’être élu le joueur du match. Au grand plaisir de la famille Tkachuk, qui prenait place dans le Centre Bell.

Les Finlandais avaient prévenu qu’ils ne seraient pas une proie facile.

Ils avaient soutenu que leur jeu défensif et la cohésion de leur unité de cinq allaient leur permettre de garder la tête hors de l’eau, malgré les pertes de Miro Heiskanen et de Rasmus Ristolainen.

On ne pourra leur reprocher leur effort. Constamment dans le visage de ses adversaires, limitant leur espace et leur temps de réaction, la bande d’Artturi Lehkonen a gardé le match à portée de main... pendant 40 minutes.

Armia et Laine discrets

Ils ont été plusieurs à se sacrifier en bloquant des tirs pour venir en aide à Juuse Saros. Mikael Granlund est possiblement rentré à l’hôtel avec quelques sacs de glace sur le corps.

Deux buts inscrits par les Américains dans les 26 premières secondes de la troisième période, alors que le pointage était de 2 à 1, sont venus mettre fin au suspense.

Les Finlandais avaient beau être habités des meilleures intentions, il fallait se rendre à l’évidence. C’est certain qu’avec une brigade défensive au sein de laquelle on trouvait Urho Vaakanainen et Nikolas Matinpalo, principalement un joueur de la Ligue américaine, ça allait finir par casser.

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Patrik Laine et Joel Armia, les deux favoris de la foule, ont été plutôt effacés. On retiendra d’Armia qu’il a visité le banc des punitions à deux occasions.

Quant à Laine, on a bien cru qu’il avait pris en défaut sur un tir sur réception dont lui seul a le secret. Mais la rondelle a tout juste raté la cible. Sa soirée de travail s’est pas mal résumée à ça... et à trois revirements.

« Il a joué avec quelques bons gars (Roope Hintz et Sebastian Aho), des gars qui savent patiner avec la rondelle. J'espère que cela l’aidera à jouer avec la même vitesse, a déclaré Antti Pennanen, après le match. Je vois de bons signes dans son jeu, mais il sait aussi qu'il peut s'améliorer. Il a commis quelques revirements, mais je pense qu'il était plutôt bon aujourd'hui. »

Les mal-aimés ont le dernier mot

Il avait beau y avoir plusieurs délégations américaines dans les gradins du Centre Bell, la foule a rapidement fait comprendre aux représentants du pays de l’Oncle Trump qu’ils n’étaient pas les bienvenus.

L’hymne national américain a été hué comme il ne l’avait pas encore été depuis le lancement des menaces du président des États-Unis.

À un certain moment durant l’interprétation du Star-Spangled Banner, quelques acclamations ont été entendues à quelques endroits à l’intérieur de l’amphithéâtre.

Des tentatives qui ont rapidement été étouffées par une nouvelle salve de huées.

Auston Matthews en a également pris pour son rhume en étant conspué chaque fois qu’il touchait au disque.

En ce qui le concerne, c’est possiblement davantage parce qu’il porte normalement l’uniforme des Maple Leafs de Toronto.

Mais dans un cas comme dans l’autre, les mal-aimés ont eu le dernier mot.

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