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Les Finlandais sont négligés et c’est parfait

Aleksander Barkov, capitaine de la Finlande
Aleksander Barkov, capitaine de la Finlande Photo GETTY IMAGES
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-02-12T20:38:54Z

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Les Finlandais ont quelque chose d’élusif. Ils sont difficiles à saisir, c’est pourquoi le rôle de négligés leur va comme un gant.

«Ça me convient parfaitement, admet sans détour le capitaine, Aleksander Barkov. Évidemment, on sait que les autres équipes sont bonnes, mais on entre dans ce tournoi en espérant l’emporter, tout comme les autres équipes.»

Peut-être que c’est historique ou géographique. Après tout, la Finlande est coincée entre la Suède et la Russie, deux voisins qui en mènent plus large. Mais peut-être pas aussi. Mais ça met en relief un trait de caractère typique des Finlandais, qui sont généralement réservés et qui aiment faire leur petite affaire.

«On ne fait que se concentrer sur nos propres affaires, et nous nous préparons tranquillement pour le premier match, confirme Roope Hintz. Nous savons, à l’intérieur de notre vestiaire, que nous avons une bonne équipe.»

Sans pression

Plus volubile, Niko Mikkola ne cache pas sa préférence pour un rôle où les attentes ne sont pas les mêmes.

«J’adore la position du négligé, c’est génial, on joue sans pression. Et ç’a toujours été une position dans laquelle l’équipe nationale de la Finlande se sent à l’aise. Ç’a toujours été comme ça, on se fie alors sur notre jeu collectif, et ça fonctionne assez bien.»

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Mikko Rantanen a donc un peu l’impression de joueur continuellement dans le même film, puisque chaque tournoi amène le même genre d’attentes à l’extérieur de la Finlande.

«Nous y sommes habitués, on est toujours perçus comme les négligés. Je ne pense pas que la Finlande ait déjà été considérée comme favorite pour l’emporter, c’est habituellement le Canada, les États-Unis et la Suède comme c’est encore le cas cette fois-ci.»

Les succès finlandais sur la scène internationale sont épars. On parle d’une médaille d’or aux Jeux olympiques (2022) et de quatre autres au Championnat du monde (1995, 2011, 2019, 2022).

N’en pas s’en faire

Comme ils sont réservés, les Finlandais ont aussi tendance à ne pas trop se préoccuper de ce que les autres pensent d’eux. Alors les attentes des autres n’ont pas besoin d’être alignées sur les leurs.

«Je ne pense pas que quiconque dans l’équipe prête attention aux attentes extérieures, souligne Joel Armia en souriant. Je sais que nous avons une très bonne équipe et de très bons joueurs. Il faut juste gagner des matchs. Nos attentes ne sont pas celles des autres.»

Cela dit, l’attaquant du Canadien espère quand même que ses partisans vont se ranger derrière son équipe contre les États-Unis jeudi soir.

«J’espère que ça sera comme un match à domicile pour nous. C’est une belle foule, et chaque soir, le Centre Bell est excitant.»

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