Les films à voir à la télé du 3 au 9 janvier
Alexe-Sandra Daigneault
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Pour bien commencer l’année, la télé propose une sélection de films pour tous les goûts: comédies réconfortantes, drames captivants, classiques indémodables ou nouveautés à découvrir. Que vous cherchiez quoi regarder en famille ou que vous souhaitiez simplement vous offrir une soirée cinéma à la maison, voici les longs métrages à surveiller du 3 au 9 janvier.
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Sonic le hérisson 2 ***
Samedi 18 h 30, TVA

Deux ans après avoir ressuscité le célèbre personnage de jeux vidéo Sega, le réalisateur Jeff Fowler nous propose une suite qui met le hérisson animé en vedette d’une nouvelle aventure familiale accessible, divertissante et visuellement accrocheuse, mais très convenue. Cette fois, le hérisson bleu tente maladroitement d’utiliser sa vitesse pour protéger les citoyens de Seattle lorsqu’il est attaqué par Robotnik et son nouvel allié extraterrestre, Knuckles, qui est à la recherche d’une émeraude capable de lui conférer un pouvoir absolu. Sauvé par Tails, un renard à deux queues provenant également d’une planète lointaine, Sonic se lance alors à la recherche de cette mystérieuse pierre, le plongeant dans des péripéties qui lui en apprendront un peu plus sur ses origines. Tom et Maddie, qui sont à Hawaii pour assister au mariage de Rachel, risquent donc d’avoir toute une surprise en rentrant!
Ferdinand ***1/2
Samedi 18 h 30, TQc

Près de 80 ans après avoir réalisé un premier court-métrage inspiré de L’histoire de Ferdinand de Munro Leaf, les studios Disney dépoussièrent ce conte de 1936 afin d’en faire un film d’animation amusant, touchant et un peu trop énergique au goût de la plupart des adultes. Les enfants se laisseront toutefois charmer par l’histoire de Ferdinand, un jeune taureau espagnol qui est recueilli par une famille d’horticulteurs après s’être échappé de l’arène où il est né. Quelques années plus tard, un incident lui vaut toutefois d’être renvoyé dans son toril, où il fait la rencontre de différents animaux déterminés à transformer ce pacifiste amoureux des fleurs en redoutable taureau de corrida. Condamné à se battre contre le plus grand matador du pays ou à être envoyé à l’abattoir, Ferdinand devra trouver une solution pour sauver sa vie ainsi que ses valeurs les plus profondes...
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Arnaque américaine ****
Samedi 20 h 27, TQc

Lorsque l’arnaque financière menée Irving Rosenfeld et Sydney Prosser est percée à jour par l’agent du FBI Richie DiMaso, ce dernier leur propose d’éviter la prison en montant une escroquerie visant à faire tomber le maire pour corruption. Les amants et complices créent alors un personnage de cheikh arabe intéressé à investir dans l’industrie du jeu à Atlantic City, mais ils perdent rapidement le contrôle de l’opération alors que de puissants membres de la mafia et du congrès américain s’y retrouvent impliqués. Coincés entre l’ambition maladive de DiMaso, la menace de la mafia et l’imprévisibilité de la femme d’Irving, entre autres, le couple tentera de se tirer élégamment de ce mauvais pas, donnant lieu à une comédie dramatique de David O. Russell dont le style recherché, les personnages efficaces et le scénario débordant de suspense et d’humour valaient bien leurs 10 nominations aux Oscars 2014!
Hôtel silence ***1/2
Samedi 22 h 30, Radio-Canada

Dans son 14e long-métrage, Léa Pool transpose un roman de l’écrivaine islandaise Audur Ava Ólafsdóttir au grand écran afin de raconter l’histoire de Jean, un Québécois qui s’exile dans un pays anonyme d’Europe dans l’espoir d’oublier la douleur qui le taraude depuis qu’il a perdu sa femme. Il découvre alors une ville dégradée par une récente guerre civile, dont les citoyens résilients l’invitent à participer aux efforts de reconstruction de l’hôtel local en échange d’une chambre. À leur contact, Jean apprivoisera sa propre force et redécouvrira sa propre identité, ce qui nous permet de trouver un peu de lumière dans ce drame aux images et au scénario assez sombres. Le résultat n’est pas particulièrement original, mais son exploration tranquille des thèmes du déracinement, du deuil et de la reconstruction parvient à nous émouvoir sans trop de mal, en particulier grâce à l’interprétation toute en retenue de Sébastien Ricard.
Jeu d’évasion ***
Lundi 1 h 05, TVA

Bénéficiant d’un budget d’à peine 9 millions de dollars, le réalisateur Adam Robitel ne s’attendait certainement pas à connaître le succès avec ce suspense psychologique de style «série B», mais ses thèmes modernes et ses belles idées auront finalement fait fonctionner le bouche-à-oreille. On ne qualifierait pas le tout d’original, mais on salue tout de même l’audace et l’ingéniosité technique déployées pour nous raconter l’histoire de Ben, Zoey, Mike, Jason, Danny et Amanda, six jeunes de Chicago qui sont invités à participer à un jeu d’évasion très sélect promettant un grand prix de 10 000 $. Dès leur arrivée, ils comprennent cependant que pour en sortir vivants, ils devront faire preuve d’autant de courage que de débrouillardise, puisque chaque pièce leur réserve une série de casse-têtes, d’énigmes et de pièges potentiellement mortels.
Talons aiguilles ***1/2
Vendredi 2 h 46, TQc

Trois ans après avoir été révélé sur la scène internationale par Femmes au bord de la crise de nerfs, en 1988, Pedro Almodovar obtient son premier César du Meilleur film étranger avec une comédie inspirée du mélodrame américain, dont le scénario un peu absurde et le style résolument kitsch provoquent soit l’admiration, soit l’aversion. On y suit Becky del Páramo, une chanteuse pop déchue qui revient à Madrid pour renouer avec sa fille, des années après l’avoir abandonnée pour poursuivre sa carrière. Elle découvre alors que Rebecca est devenue une présentatrice de télévision mariée à l’un de ses anciens amants, Manuel, qui fait le projet de demander le divorce et de renouer sa passion avec Becky dès son retour. Les retrouvailles entre Rebecca et Becky s’annoncent donc complexes... surtout lorsque Manuel est retrouvé mort!