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Les Expos des années 1980: plus populaires que le Canadien!

Andre Viau / Le Journal de Montreal
Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2024-09-22T04:00:00Z

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Le 29 septembre 2004, nos Amours jouaient leur dernier match à Montréal. Le Journal vous propose une série de reportages dans le cadre de ce triste vingtième anniversaire du départ de nos Expos pour Washington.


Ça peut sembler impensable pour les gens qui ne l’ont pas vécu. Il fut un temps où les Expos étaient plus populaires que le Canadien.

Le Québec vivait ses plus belles années sur les plans social et économique lorsque le baseball majeur a débarqué à Montréal, en 1969. 

Le Canadien formait une dynastie, mais la naissance des Expos a généré un effet grandiose partout au Québec.

On faisait partie des grandes ligues. 

Les grandes vedettes de la Ligue nationale, tels Willie Mays, Hank Aaron, Bob Gibson, Roberto Clemente et autres, que l’on voyait au Match de la semaine les samedis après-midi à l’écran de Radio-Canada, venaient affronter la troupe de Gene Mauch au petit stade Jarry.

C’était magique!

Andre Viau / Le Journal de Montreal
Andre Viau / Le Journal de Montreal
Pas de hockey en été

Nos «Z’amours» meublaient nos conversations même quand le Canadien bataillait pour conquérir une autre coupe Stanley. L’été, il n’était pas question du Tricolore sur les tribunes téléphoniques et dans les médias.

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Lorsque les Expos se sont hissés parmi les meilleures équipes de baseball à la fin des années 1970, c’est au Stade olympique que l’on pouvait voir le meilleur spectacle sportif en ville. Les amateurs se délectaient des performances des jeunes Gary Carter, Andre Dawson, Larry Parrish, Warren Cromartie, Tim Raines, Scott Sanderson, Bill Gullickson et David Palmer, tous des produits de la Phase II amorcée en 1976.

Cette appellation faisait référence au mouvement de renouveau que s’était donné l’organisation. Le moment était venu de construire avec des jeunes loups recrutés et développés dans le réseau de filiales de l’organisation.

L’émergence de l’équipe, en 1979, coïncidait avec la fin des grandes dynasties du Canadien.

Plus de deux millions de spectateurs

De 1979 à 1983, les Expos ont figuré dans le top 4 de la Ligue nationale au chapitre des assistances. Il en fut de même dans tout le baseball majeur pour les années de 1981 à 1983.

À part la saison 1981, qui fut ponctuée par un arrêt de travail des joueurs pendant sept semaines, plus de deux millions de spectateurs franchissaient annuellement les tourniquets du grand stade pendant cette période.

Le Journal de Montreal
Le Journal de Montreal

Personne ne chialait contre le stade.

Montréal vivait au rythme des Expos!

Gary Carter, Larry Parrish, Andre Dawson et Ellis Valentine frappaient la longue balle. Steve Rogers, Scott Sanderson, Bill Gullickson, David Palmer et Charlie Lea étaient dominants au monticule et y accomplissaient des merveilles.

En relève, Woodie Fryman était là pour éteindre les feux, lui qui à l’âge de 40 ans en 1980, compila une fiche de sept victoires contre quatre défaites, tout en préservant 17 victoires et en conservant une moyenne de 2,25 points mérités par match.

On l’aimait bien, le bon vieux Woodie. On se voyait en lui. C’était un travailleur comme tout le monde. L’automne venu, il retournait cultiver le tabac et traire ses vaches à sa ferme du Kentucky.

Ron LeFlore, Rodney Scott et Raines soulevaient les foules par leurs courses effrénées sur les sentiers.

Les Expos pouvaient gagner de toutes les manières. Le baseball n’était pas plate pour ceux et celles qui savaient en apprécier les bases et les subtilités.

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