Les États-Unis sous Trump sont comme atteints d’une «fièvre», dit Mark Carney


Raphaël Pirro
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Les États-Unis, sous Donald Trump, sont comme atteints d’une «fièvre», a déclaré Mark Carney. Constatant la fin de cette amitié centenaire, le Canada doit repenser sa place dans le monde, estime le candidat à la succession de Justin Trudeau.
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«Une fièvre s'empare de l'Amérique. Et pendant qu'elle fait rage, les Canadiens resteront résolus et fidèles à leurs valeurs», a déclaré M. Carney en conférence de presse à Windsor, point de passage névralgique pour le commerce canado-américain.
«Tandis que l'Amérique mène une guerre contre le wokisme, les Canadiens continueront à valoriser l'inclusion. Alors que l'Amérique tasse les personnes vulnérables, nous continuerons à faire preuve de solidarité les uns envers les autres. Alors que l'Amérique tente de revenir en arrière, les Canadiens construiront la durabilité pour les générations futures.»
La fin de l’ancien ordre mondial
L’ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre ne mâche pas ses mots lorsque vient le temps de parler des États-Unis de Donald Trump.
Ce dernier, dit-il, est en train de mettre fin à l’ancien ordre mondial basé sur des «règles» pour le remplacer parce quelque chose de nouveau, qui n’a pas exactement pris forme encore.
«Nous faisons face à un monde bien différent de celui que nous avons connu toute notre vie, un monde dans lequel les Américains dans lequel les Américains sont devenus des voisins plutôt que de bons amis», a-t-il dit.
Se refaire des alliés
Le Canada doit affronter le monde qui s’annonce en multipliant les liens avec les pays qui «pensent comme nous».
Cela pourrait notamment se traduire par un renforcement des traités commerciaux avec d’autres pays et d’ouvrir la porte sur des projets d’exportation des énergies canadiennes – à condition que les provinces donnent leur aval.
M. Carney a évoqué l’idée de baisser les impôts pour la classe moyenne. Pour financer cette mesure, il a même proposé de couper dans la bureaucratie fédérale (qui a grossi de 42 % depuis 2016) et d’augmenter la productivité.
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