Les États-Unis « préoccupés » par la condamnation de la militante saoudienne Loujain al-Hathloul

AFP
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Des responsables américains ont exprimé lundi leur inquiétude après la condamnation en Arabie Saoudite de la militante des droits humains Loujain al-Hathloul à cinq ans et huit mois de prison.
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Loujain al-Hathloul, 31 ans, a été reconnue coupable de « diverses activités prohibées par la loi antiterroriste », selon la presse locale. Une peine assortie d’un sursis qui la rend libérable dans quelques mois, d’après sa famille.

« Nous sommes préoccupés par les informations selon lesquelles un tribunal saoudien a condamné la militante Loujain al-Hathloul à de la prison », a tweeté le porte-parole du département d’État, Cale Brown.
« Nous avons souligné l’importance de la liberté d’expression et du militantisme pacifique en Arabie saoudite afin de faire progresser les droits des femmes. Nous attendons sa libération anticipée en 2021 », a-t-il ajouté.
Plus ferme, Jake Sullivan, futur conseiller à la Sécurité nationale de Joe Biden à la Maison-Blanche a qualifié la peine « d’injuste et troublante ».
The Post says: Give it up, Mr. President — for your sake and the nation’s https://t.co/uTh5Vm1dlR pic.twitter.com/HLTCl5ulzy
— NY Post Opinion (@NYPostOpinion) December 28, 2020
« Comme nous l’avons déjà dit, l’administration Biden-Harris luttera contre les violations des droits humains où qu’elles se produisent », a-t-il écrit sur Twitter.
Contrairement à l’administration de Donald Trump, proche alliée de l’Arabie saoudite, les experts s’attendent à ce que les démocrates américains soient plus fermes à l’égard de Ryad en raison du bilan saoudien sur les droits fondamentaux, notamment après l’affaire Jamal Khashoggi, journaliste saoudien assassiné en 2018 à Istanbul.
Diplômée de l’Université canadienne de Colombie britannique (UBC), Loujain al-Hathloul avait été arrêtée, avec d’autres militantes, en mai 2018, peu avant la levée de l’interdiction aux femmes de conduire, pour « tentative de déstabilisation du royaume ».