Les équipes s'ajustent au 1er trio du CH

Félix Séguin, TVA Sports
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Dernièrement, le trio composé de Cole Caufield, Nick Suzuki et Juraj Slafkovsky est beau à voir jouer. Le rendement, les performances. Tout est là.
Au total, dans les cinq derniers matchs, le trio a marqué 13 buts et récolté 25 points. C’est encourageant. Ça fait du bien.
«Les trois sont sur la même page», m’a dit Martin St-Louis, samedi matin, quelques heures avant le match contre les Capitals de Washington.
En Caufield, Suzuki et Slafkovsky, St-Louis a réuni trois joueurs avec des styles différents m’a-t-il précisé lors de notre conversation. « Slaf est imposant physiquement, Suzy ne recule pas devant le jeu physique et il a une bonne vision alors que Cole est habile et il est capable de se démarquer dans la circulation ».
Ce qu’il y a de bien aussi, selon moi, c’est que ce trio produit autant à domicile qu’à l’étranger.
Parfois, on voit des trios connaître du succès à la maison, mais sur les patinoires adverses, c’est moins reluisant, étant donné le dernier changement qui appartient à l’équipe adverse.
Je me souviens du trio des Schtroumpfs, à Montréal, dans les années 90 avec Saku Koivu, Valeri Bure et Oleg Petrov. Ces trois petits joueurs étaient très bons ensemble à Montréal, mais c’était différent à l’étranger.
Une chose est certaine avec le trio Caufield-Suzuki-Slafkovsky, c’est qu’il fait maintenant partie du plan de match des autres équipes à travers la LNH. C’était le cas des Capitals de Washington. «Il faut toujours être alerte lorsqu’ils sont sur la glace», a dit l’entraîneur-chef, Spencer Carbery, lors de son point de presse samedi matin.
Le principal défi du trio Caufield-Suzuki-Slafkovsky, c’est de maintenir cette cadence pendant plusieurs matchs, plusieurs semaines, plusieurs mois et plusieurs années. De marquer et produire régulièrement à travers les hauts et les bas d’un calendrier de 82 matchs.
Est-ce que ce succès est éphémère ou c’est le début d’un long et beau chapitre pour les Canadiens? En ce moment, personne ne peut répondre à cette question. Cependant, on peut constater le potentiel.
Dans les 10-15 dernières années, il n’y a pas eu une tonne de premiers trios chez les Canadiens qui ont été stables, constants et productifs.
Je pense à celui de Brendan Gallagher, Philip Danault et Tomas Tatar, à celui de Max Pacioretty, David Desharnais et Erik Cole ou encore à celui d’Alex Kovalev, Tomas Plekanec et Andrei Kostitsyn.
J’en ai peut-être oublié. Vous en avez peut-être en tête?
Je vais donner du temps à Caufield-Suzuki-Slafkovsky pour apprendre et progresser. J’ai surtout hâte de voir l’an prochain lorsqu’on remettra les compteurs à zéro et que la pression de participer aux séries sera plus grande. Les attentes seront plus élevées.
Pour le moment, les trois nous divertissent.