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Les équipes de la LCH continuent de perdre des joueurs au profit de la NCAA, même en plein camp d’entraînement

Photo fournie par la LHJMQ
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2025-08-20T19:30:00Z

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L’impact du changement de règles dans la NCAA continue de se faire sentir, même en plein camp d’entraînement, alors que certaines équipes de la Ligue canadienne de hockey (LCH) ont appris dans les derniers jours le départ inattendu de joueurs importants.

Lundi, les Rangers de Kitchener ont appris que l’attaquant Adam Valentini, qui avait confirmé son intention de jouer pour eux lors de la prochaine saison, avait finalement décidé de se joindre aux Wolverines de l’Université du Michigan, et ce, à une semaine du début des camps d’entraînement dans l’OHL. Une lourde perte, puisque Valentini est un potentiel espoir de premier tour au prochain repêchage de la LNH.

«Apprendre une semaine avant le début de notre camp d’entraînement qu’un joueur qu’on a signé ne va pas honorer son engagement n’est pas idéal», avait ensuite déploré le directeur général des Rangers, Mike McKenzie.

Quatre jours avant, les Huskies de Rouyn-Noranda avaient eux aussi appris une mauvaise nouvelle lorsque l’attaquant de 20 ans Rémi Gélinas leur a annoncé qu’il devançait d’un an son plan de rejoindre les Golden Knights de l’Université Clarkson.

«Ça change nos plans, ça, c’est sûr», avait de son côté assuré, avec déception, le directeur général Yannick Gaucher.

«On s’informe»

C’est donc avec ce nuage gris d’incertitude au-dessus de leurs têtes que doivent naviguer les hommes de hockey du circuit en ce début de saison. Même si la réglementation a été modifiée en novembre 2024, elle a officiellement été adoptée cet été. Il s’agit donc du premier camp d’entraînement sous cette nouvelle réalité pour les 60 équipes de la LCH.

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«On a des joueurs qui se sont entendus avec des programmes NCAA pour les prochaines années. On a les dates, mais on s’informe quand même [de leurs intentions à court terme]», assure le directeur général du Drakkar de Baie-Comeau, Jean-François Grégoire, qui a subi la plus grosse perte dans la LHJMQ lorsque Justin Poirier a décidé d’aller jouer sa saison de 19 ans à l’Université du Maine.

Ce dernier n’y voit toutefois pas que du négatif.

«La première chose, c’est qu’on n’a pas à gérer la période d’essai de 48h. On avait pas loin de 70 joueurs à notre camp et le niveau de compétition est le plus élevé que je n’ai jamais vu ici. On est à Baie-Comeau, mais, malgré tout, on a plusieurs Ontariens et Américains à notre camp.»

De l’inconnu

Il n’en reste pas moins que, pour la première fois, il est extrêmement difficile de planifier à long terme pour les équipes de la LHJMQ.

«Ça va être plus compliqué de bâtir des cycles parce que tu ne sais jamais quand un joueur va partir, assure le directeur général des Tigres de Victoriaville, Kevin Cloutier. C’est à nous d’être meilleurs et d’avoir des suivis plus approfondis.»

On devrait donc voir plus de gestion à court terme, ce qui compliquera aussi les transactions. Les directeurs généraux devront s’assurer d’ajouter de nombreuses clauses afin d’éviter de se retrouver le bec à l’eau si un joueur acquis décide de partir avant le temps.

Des échanges, d’ailleurs, il y en aura peut-être moins d’ici la fin des camps qu’en temps normal, croit le directeur général des Remparts de Québec, Simon Gagné.

«Avec l’arrivée des Ontariens et des Américains, il y a beaucoup plus de joueurs de calibre dans chacun des camps. Donc les équipes ne sont pas obligées de faire des échanges pour compléter leur alignement. Même qu’on va se retrouver avec des joueurs de calibre LHJMQ sans équipe à la fin des camps.»

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