Ville de Québec: les élus municipaux prêtent serment


Taïeb Moalla
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Dimanche matin, les cris enjoués des enfants se mêlaient aux agréables airs de jazz pour ponctuer la cérémonie d’assermentation des nouveaux élus municipaux de Québec.
Accompagnés de leurs familles respectives, les 22 élus – soit le nouveau maire et les 21 conseillers municipaux – se sont retrouvés au Manège militaire pour accomplir cette formalité qui leur permet de débuter le mandat pour lequel les électeurs les ont choisis.
En présence de tout le gratin de Québec, ils se sont tour à tour présentés au lutrin pour promettre d’exercer leurs fonctions «avec honnêteté et justice dans le respect de la loi et du Code d’éthique et de déontologie des élus de la Ville de Québec». Ils ont ensuite signé le livre d’or de la municipalité.
Invité à exprimer ses sentiments, le maire Bruno Marchand, élu de justesse le dimanche 7 novembre, s’est dit «heureux et fébrile. Content de vivre ça avec l’ensemble des élus. Il y a quelque chose à la fois de solennel et qui représente le travail qu’on a à faire. C’est une magnifique journée pour nous».
«Désolé» pour Marie-Josée Savard
Ce dernier s’est dit conscient de la responsabilité qui lui incombe désormais de diriger les destinées de la Municipalité après un règne sans partage de 14 ans du maire Labeaume. «Être maire, ce n’est pas obtenir un emploi. Être maire, ce n’est pas dire ‘maintenant c’est jet set’, a-t-il insisté. On ne le fait pas pour ça. On le fait pour affronter les défis de la bonne façon et trouver des solutions aux enjeux qui nous concernent (...) Être maire, ça oblige d’être bon et de faire les bons choix. Oui, il y a une pression.»
Dans son discours, il a mentionné que la confiance de la population est «un prêt» dont les élus doivent être «dignes». Il a également tenu à remercier plus spécifiquement trois anciens élus : le maire Régis Labeaume, le doyen du conseil Yvon Bussières et la candidate défaite à la mairie, Marie-Josée Savard.
«Une élection ne devrait jamais se finir de cette façon. J’en suis désolé. Je suis convaincu que vous en ressortirez plus forte», a-t-il déclaré en faisant référence à la folle soirée électorale au cours de laquelle Mme Savard a d’abord été déclarée gagnante avant d’être rattrapée sur le fil d’arrivée.
La composition du comité exécutif
Malgré le côté festif de la cérémonie de dimanche, la réalité politique a rapidement rattrapé le maire lorsqu’il a été interrogé sur la composition de son futur comité exécutif – une sorte de conseil des ministres à l’échelle de la Ville – et surtout sur les tractations en cours pour y faire entrer des opposants.
«Présentement, le ton est très bon. On cherche à faire atterrir ce qu’on vous a dit, c’est-à-dire un exécutif, des nominations qui vont représenter la Macédoine du conseil de ville, c’est-à-dire des représentants venant des différents partis. Présentement, on s’enligne pour ça», a-t-il laissé tomber en affirmant que des annonces devraient être faites en milieu de semaine.
M. Marchand a pris un café, vendredi, avec Claude Villeneuve, nouveau chef de l’opposition. Ce dernier a affirmé qu’il n’a eu «aucune proposition formelle» d’intégrer le comité exécutif. Il a tout de même ajouté que «nos équipes sont en communication. Le maire doit prendre ses décisions. C’est à lui d’établir le rythme. Les canaux sont ouverts».

De son côté, Eric Ralph Mercier, chef de Québec 21, qui compte maintenant quatre conseillers municipaux, a répété que l’administration Marchand sera «sous haute surveillance».

Jackie Smith, cheffe de Transition Québec et élue comme conseillère grâce à la victoire de sa colistière dans Limoilou, a exprimé sa joie de constater qu’il existe «une voix de Transition Québec qui met de l’avant l’enjeu des changements climatiques» à l’hôtel de Ville de Québec.
