Tous les résultats
Publicité

Les Elks, une équipe qui a la «poisse»?

Photo Agence QMI, THIERRY LAFORCE

Philippe Asselin

2024-06-13T12:22:25Z

Partager

Ce n’est pas facile chez les Elks d’Edmonton depuis quelques saisons, mais ils sont sur la bonne voie, selon les Québécois de l’équipe. 

Les prochains adversaires des Alouettes de Montréal n’ont pas accédé aux éliminatoires depuis 2019 et n’ont pas connu une saison gagnante depuis 2017. Par conséquent, les amateurs ont commencé à délaisser les gradins du Commonwealth Stadium.

• À lire aussi: «Je veux saisir l’opportunité» –Geoffrey Cantin-Arku

• À lire aussi: Rien à battre des Oilers!

• À lire aussi: Alouettes : le malheur d’un joueur devient l’opportunité d’un autre

Joint au téléphone après un entraînement, le garde à gauche David Foucault s’est demandé si une malédiction ne frappe pas son équipe depuis qu’elle a changé de nom.

«On dirait que nous avons un peu la poisse depuis le changement de nom, a soulevé celui qui joue à Edmonton depuis 2022. Nous n’avons jamais été une équipe gagnante depuis.»

Jugé inapproprié par les Premières Nations, le nom «Eskimos» a été abandonné par l’organisation en 2020. Depuis, elle a maintenu un piètre dossier de 11-39.

«C’est sûr que les partisans ne sont pas heureux de ça. Je pense toutefois qu’ils seront de retour si nous connaissons une bonne saison en 2024. Quand je jouais ailleurs, je me souviens que c’était plein et que c’était intimidant de jouer contre les Eskimos», a indiqué Foucault, qui a précédemment évolué pour les Lions de la Colombie-Britannique et les Alouettes.

Publicité

«Il faut simplement regagner leur cœur. C’est un processus normal.»

Encore un endroit plaisant où jouer

Malgré les déboires de l’équipe, Foucault est heureux avec les Elks. L’athlète de 35 ans, qui a joué pour les Panthers de la Caroline de 2014 à 2016, a affirmé que les installations sont du calibre de celles des formations de la NFL.

Le secondeur Michael Brodrique se plaît aussi à Edmonton, «un vrai marché de football», selon ses dires.

«Quand j’ai été repêché à Edmonton, Jacques, notre gérant d’équipement à l’Université de Montréal, était super content pour moi, parce qu’il me disait qu’Edmonton est l’une des plus belles places pour jouer. Honnêtement, il avait raison. Lorsque nous nous promenons dans la ville, les gens nous reconnaissent, les gens nous parlent, les gens nous encouragent. C’est sûr que dans les dernières années, le nombre de partisans dans les estrades a diminué.»

«Les amateurs sont toujours derrière nous, mais ce sera encore plus vrai quand nous allons accumuler les victoires», a poursuivi l’ancien des Carabins de l’Université de Montréal.

Dans l’optique de se sortir des bas-fonds du classement, les Elks ont effectué plusieurs changements au sein de leur formation pendant la dernière saison morte. Ils ont d’ailleurs un nouveau quart-arrière en McLeod Bethel-Thompson.

«Je trouve que ça a paru dans notre première partie contre la Saskatchewan, a dit Foucault. Nous avons perdu [29 à 21], mais nous avons fait beaucoup d’erreurs. Nous allons peaufiner notre jeu et les victoires vont venir.»

Des colocataires

Il y a une dizaine d’années qui séparent Foucault et Brodrique, mais cela ne les empêche pas de partager le même toit.

Les deux hommes et le receveur de passes Vincent Forbes-Mombleau habitent ensemble à Edmonton.

«C’est très agréable d’avoir David avec nous, a exprimé Brodrique. Il nous aide beaucoup. Il est là pour nous montrer comment être des professionnels. C’est un vrai vétéran et nous sommes chanceux de l’avoir à nos côtés.»

Foucault a toujours trouvé ça important d’encadrer les jeunes footballeurs qui proviennent de la Belle Province.

«On dirait que ç’a toujours été mon rôle, même quand je jouais en Colombie-Britannique. »

«Je les aide un peu. Financièrement, je suis un peu plus confortable. [...] Sur le plan professionnel, je leur donne des petits trucs techniques. J’ai toujours eu un petit penchant pour les joueurs québécois», a souligné celui qui a notamment sorti son portefeuille pour acquérir la voiture qu’utilisent les trois représentants de la Belle Province à Edmonton.

Publicité
Publicité