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Les données chinoises ne reflètent pas la reprise épidémique, selon l'OMS

AFP

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2023-01-04T16:06:07Z
2023-01-04T16:12:46Z

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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a critiqué mercredi la nouvelle définition chinoise, «très étroite», d'un décès attribué à la COVID, affirmant que les statistiques sont en décalage avec la reprise épidémique dans le pays. 

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«Nous pensons que les chiffres actuels publiés par la Chine sous-représentent l'impact réel de la maladie en termes d'admissions hospitalières, d'admissions dans les soins intensifs et surtout en termes de décès», a déclaré le Dr Michael Ryan, responsable de l'OMS chargé de la gestion des situations d'urgence sanitaire, lors d'une conférence de presse.

La Chine fait actuellement face à sa pire flambée de cas, suite à l'abandon brutal, au début de décembre, de sa politique dite du «Zéro COVID». 

Malgré cette vague de contamination inédite, le pays ne rapporte que très peu de décès liés à la COVID-19 après un changement de méthodologie controversé pour la comptabilité des cas.

Désormais, seules les personnes décédées directement d'une insuffisance respiratoire liée à la COVID-19 sont comptabilisées dans les statistiques.

Ce changement de méthodologie signifie qu'un grand nombre de décès ne seront désormais plus répertoriés comme étant dus à la COVID.

«Nous pensons que cette définition est trop étroite» car elle doit être «liée à une insuffisance respiratoire», a insisté le Dr Ryan.

La semaine dernière, l'OMS a rencontré des responsables chinois pour évoquer l'explosion du nombre des cas de contamination et d'hospitalisations.

«Nous continuons à demander à la Chine des données plus rapides, régulières et fiables sur les hospitalisations et les décès, ainsi qu'un séquençage du virus plus complet et en temps réel», a souligné le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors de la conférence de presse mercredi.

«Ces données sont utiles à l'OMS et au monde entier et nous encourageons tous les pays à les partager. Les données restent essentielles pour que l'OMS puisse procéder à des évaluations régulières, rapides et solides des risques liés à la situation actuelle et adapter ses conseils et ses directives en conséquence», a-t-il relevé.

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