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Les dirigeants iraniens tués durant la guerre au Moyen-Orient

Photo Adobe Stock

AFP

2026-06-15T00:21:33Z

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Les frappes américano-israéliennes sur l’Iran ont tué, en un mois de guerre avant la trêve du 8 avril, de nombreux hauts responsables politiques et militaires, au premier rang desquels l’ayatollah Ali Khamenei, numéro un du pouvoir iranien pendant 37 ans.

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Le président américain Donald Trump s’était vanté en mars d’avoir obtenu un « changement de régime », un mois après le lancement de son offensive avec Israël, mais la République islamique a fait preuve de sa capacité à faire face et remplacer rapidement les dirigeants tués.

Après l’annonce d’un accord, voici un récapitulatif des figures clés du pouvoir iranien tuées.

Le guide suprême

Le guide suprême Ali Khamenei a été tué au premier jour de la guerre, le 28 février, lors d’une frappe sur Téhéran qui a également coûté la vie à plusieurs membres de sa famille.

Son fils Mojtaba, bien que blessé, lui a succédé, mais il n’est pas encore apparu en public.

Ali Khamenei doit être inhumé le 9 juillet à Machhad (nord-est), sa ville d’origine, après un hommage national de deux jours à Téhéran puis le 7 juillet dans la ville sainte de Qom (nord).

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Le chef de la sécurité iranienne

La mort d’Ali Larijani, pilier du pouvoir iranien, est probablement la perte la plus lourde subie par la République islamique après celle d’Ali Khamenei.

Il a été tué le 17 mars, avec d’autres membres de sa famille, lors d’une frappe israélienne apparemment dans la région de Téhéran.

Quelques jours plus tôt, il avait été vu en public dans la capitale iranienne lors d’un rassemblement pro-gouvernemental.

Le chef des Gardiens de la Révolution

Tué au premier jour de la guerre, Mohammad Pakpour, ex-chef des forces terrestres des Gardiens, dirigeait l’armée idéologique de la République islamique depuis juin 2025.

Il avait alors succédé à Hossein Salami, tué pendant la guerre des 12 jours d’Israël contre l’Iran.

Il a été remplacé par l’ancien ministre de l’Intérieur et de la Défense, Ahmad Vahidi.

Le commandant de la marine

Vétéran de la guerre Iran-Irak de 1980-1988, Alireza Tangsiri était l’une des figures les plus anciennes au sein du commandement des Gardiens, dont il dirigeait la marine depuis 2018.

Israël a affirmé l’avoir tué, avec d’autres officiers supérieurs, en lui imputant le blocage du détroit d’Ormuz.

Le conseiller du guide suprême

Ali Shamkhani, pilier des forces armées depuis les années 1980, a lui aussi été tué au premier jour de la guerre. Il a eu droit à des funérailles publiques à Téhéran.

Le ministre du Renseignement

Esmaïl Khatib a été tué par une frappe israélienne à Téhéran le 18 mars.

À son poste depuis 2021, il était accusé par les organisations de défense des droits humains d’avoir joué un rôle clé dans la répression des mobilisations contre le pouvoir.

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Le ministre de la Défense

Détenteur du portefeuille de la Défense depuis 2024, Aziz Nasirzadeh, vétéran de la guerre Iran-Irak, a lui aussi été tué dans une frappe le premier jour de la guerre.

Le commandant du Bassidj

À la tête de ce groupe paramilitaire, qui réunit des volontaires notamment mobilisés contre les manifestations hostiles aux autorités, Gholamréza Soleimani, a été tué dans une frappe le 17 mars.

Le porte-parole des Gardiens

Ali-Mohammad Naïni a été tué dans ce que les Gardiens ont qualifié d’attaque « lâche » des États-Unis et d’Israël.

Juste avant que sa mort ne soit confirmée, l’agence de presse Fars avait cité M. Naïni, selon lequel la production de missiles de l’Iran méritait « la note parfaite » et se poursuivait malgré la guerre.

Le chef du bureau militaire du guide suprême

Mohammad Shirazi a été tué le premier jour de la guerre. Il avait la tâche cruciale de coordonner les différentes branches des forces de sécurité au sein du bureau du guide suprême.

Le chef d’état-major des forces armées

Abdolrahim Mousavi, tué le premier jour de la guerre, n’occupait son poste que depuis juin 2025, après la mort de son prédécesseur Mohammad Bagheri lors de la guerre des 12 jours.

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