Tous les résultats
Publicité

«Les dirigeants des Sharks voulaient que je touche à la rondelle»: les débuts difficiles de Thomas Bordeleau à San Jose

Photo d'archives, AFP
Photo portrait de Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont

2023-11-24T20:30:00Z

Partager

SAN JOSE | Thomas Bordeleau avait comme ambition de connaître une première saison complète dans la LNH. Mais dans un environnement comme celui des Sharks, où les défaites se multiplient, il y avait un danger de prendre de mauvais plis. 

Bordeleau a gagné un poste à la fin du camp avec les Sharks. Mais le 29 octobre dernier, il a pris un chemin différent, celui des Barracuda de San Jose. 

Avant son retour dans la Ligue américaine, Bordeleau avait endossé l’uniforme des Sharks pour six des huit premiers matchs de la saison. Il a marqué un but, a récolté une passe, mais il avait un différentiel de -5. 

Dans une équipe comme celle des Sharks, le différentiel négatif n’avait rien de catastrophique. 

À la date de son renvoi avec l’équipe-école, les Sharks avaient un horrible dossier d’aucune victoire et huit revers (0-7-1). 

S’il désirait poursuivre l’aventure à San Jose, le jeune attaquant de 21 ans a compris la décision de ses patrons. 

«Oui, j’ai trouvé ça difficile au départ de retourner dans la Ligue américaine, a dit Bordeleau lors d’une entrevue au Journal. Ce n’est pas le scénario idéal. Au début de l’année, je me retrouvais dans la LNH avec les Sharks, mais nous vivions un départ pénible. Nous perdions tous nos matchs et nous ne touchions pratiquement pas à la rondelle.»

Publicité

«Ce n’était pas le fun. J’ai appris après un long voyage que j’étais pour descendre avec le Barracuda. Les dirigeants des Sharks voulaient que je touche plus à la rondelle et je regagne ma fougue. J’étais un peu content de retourner dans la Ligue américaine. Pour le moral, c’était difficile avec les Sharks. Il n’y avait pas une bonne atmosphère.» 

De bons chiffres

Bordeleau a reçu des directives bien simples depuis son départ des Sharks de la part de son directeur général. 

«Mike [Grier] m’a dit qu’il voulait me voir contrôler le jeu, toucher à la rondelle et regagner ma touche offensive.»

Bordeleau n’a pas juste touché à la rondelle, il a aussi écrit son nom sur la feuille de pointage. Après sept matchs avec le Barracuda, il a marqué cinq buts et ajouté trois passes, pour huit points. 

«Je me sens bien et confortable, a-t-il souligné. J’ai le sentiment que j’atteins mon objectif en ayant un impact offensif avec le Barracuda. C’est le fun de réussir à faire ça. Je veux continuer.»

Quand on lui demande s’il restera patient par rapport à un prochain rappel avec les Sharks, il n’a pas une réponse définitive. 

«Je n’ai pas de plan. Je me concentre simplement à jouer le meilleur hockey que je peux. Je souhaite retourner dans la LNH éventuellement. C’est mon objectif. Mais pour l’instant, je veux marquer des buts, obtenir des points et m’amuser sur la glace.»

Trois générations

Paulin Bordeleau, Sébatien Bordeleau et maintenant Thomas. Grand-papa, papa et fiston. Trois générations. 

Le 14 octobre, Thomas a marqué son premier but, devenant le troisième Bordeleau à toucher la cible dans la LNH. Il a déjoué Alexandar Georgiev dans un revers de 2 à 1 contre l’Avalanche du Colorado. 

«C’était un peu un soulagement, a-t-il souligné en éclatant de rire. J’avais hâte de marquer. Ça faisait du bien. Je venais de gagner un poste avec les Sharks après le camp. Je voulais connaître un bon début de saison. J’ai marqué au deuxième match. En marquant, je perdais un petit poids sur mes épaules. Mes parents étaient à San Jose avec moi, en plus.»

Bordeleau a inscrit son premier but à son 18e match dans la LNH. 

Publicité
Publicité