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Les dirigeants de grandes banques centrales expriment leur «solidarité» avec Jerome Powell

MEGA/WENN

AFP

2026-01-13T11:52:36Z

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Les dirigeants de grandes banques centrales, parmi lesquels la Banque centrale européenne, ou celles du Canada, d'Angleterre et du Brésil, ont apporté mardi leur soutien au patron de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, visé par une procédure du ministère américain de la Justice.

• À lire aussi: Powell, le stoïque banquier central qui refuse de plier face à Trump

«Nous exprimons notre pleine solidarité» avec la Fed et son président, affirment les onze signataires dans un communiqué commun, défendant «l’indépendance des banques centrales», alors que l’institution américaine fait face depuis des mois aux pressions répétées de l’administration Trump pour qu’elle abaisse davantage ses taux directeurs.

«Le président Powell a exercé ses fonctions avec intégrité, fidèle à son mandat et avec un engagement indéfectible envers l’intérêt public. Il est pour nous un collègue respecté, tenu en haute estime par tous ceux qui ont travaillé avec lui», ont-ils déclaré.

Ont également signé les banquiers centraux de Suède, du Danemark, de la Suisse, de l'Australie et de la Corée du Sud, ainsi que deux dirigeants de la Banque des Règlements Internationaux (BRI), parmi lesquels le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau.

Le Japon fait partie des absents.

«Sans précédent»
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Ce soutien fait suite à celui lundi des anciens chefs de la Fed, qui avaient dénoncé une instrumentalisation de la justice destinée à «saper l’indépendance» de l’institution.

M. Powell avait annoncé dimanche soir dans une inhabituelle déclaration vidéo que le ministère de la Justice avait lancé une enquête pouvant conduire à des poursuites pénales à son encontre.

Il estime que la procédure, «sans précédent», est fondée sur un «prétexte», parce que son institution n’a pas conduit sa politique monétaire dans le sens voulu par le président Trump.

Son annonce a suscité une vague de soutiens aux États-Unis. Certains parlementaires républicains, jusqu’ici peu rétifs aux initiatives de la Maison-Blanche, ont même publiquement exprimé leur désapprobation.

Invectives

Selon ce qu'a rapporté M. Powell, la procédure lancée par le ministère de la Justice concerne son audition devant le Congrès en juin, lors de laquelle il lui a été demandé de s'expliquer sur le dérapage de la facture des travaux de rénovation du siège de la Fed à Washington.

Interrogé sur le sujet dimanche soir, M. Trump a affirmé qu'il n'était pas au courant, tout en renouvelant ses critiques à l'égard du patron de l'institution monétaire.

Depuis l’arrivée du républicain à la Maison-Blanche, celui-ci n’a cessé d’invectiver M. Powell par réseaux sociaux et caméras interposés, malgré le fait que la Fed ait pourtant baissé ses taux d’intérêts à trois reprises l’année dernière.

Donald Trump a aussi tenté de révoquer une autre responsable de la Fed, Lisa Cook -- l'affaire doit arriver ce mois-ci devant la Cour suprême.

Le président américain peut annoncer à tout moment le nom de la personne qu'il veut voir prendre la suite de Jerome Powell, dont le mandat de président prend fin en mai.

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