Les Devils ont-ils choisi une meilleure approche que le Canadien pour développer leur premier choix?
Le défenseur Simon Nemec a connu une excellente fin de saison dans la Ligue américaine


Mathieu Boulay
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Le Canadien a jonglé à quelques reprises avec l’idée d’envoyer l’attaquant Juraj Slafkovky dans la Ligue américaine. Malgré quelques passages à vide, le Slovaque est demeuré avec l’équipe. Les Devils du New Jersey, eux, n’ont pas hésité à aller dans cette direction avec le deuxième choix au total, le défenseur Simon Nemec.
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Avant le début de la saison dans la LNH, les dirigeants des Devils avaient causé une certaine surprise en envoyant le Slovaque avec les Comets de Utica.
À ce moment-là, ils voyaient que leur espoir avait besoin de millage sur les patinoires nord-américaines. Le principal intéressé ne l’avait pas pris comme un affront. Loin de là.
«C’était une excellente décision de la part des Devils, a mentionné Simon Nemec mercredi matin. Il n’y a rien qui pressait et j’avais besoin de temps pour me développer.»
Lors de ses premiers mois avec les Comets, l’athlète de 19 ans a cherché ses repères.
«Je pensais à ma défensive en premier, a-t-il ajouté. À mesure que la saison a progressé, j’étais plus à l’aise de me porter à l’attaque.»
Des propos qui ont surpris son entraîneur-chef Kevin Dineen.
«Il a vraiment dit cela ? Il a toujours adoré se porter à l’attaque. Il est tellement complet qu’il joue en avantage et en désavantage numérique pour notre équipe.
«Il joue de grosses minutes, mais il ne triche pas. À l’attaque, il fait des jeux moins risqués qu’au début de la saison.»
Un souper avec Slafkovsky
Nemec et Slafkovky sont demeurés en contact durant la dernière saison. Les deux joueurs sont allés souper ensemble mardi soir. Bien sûr, c’est l’attaquant du Canadien qui a ramassé la facture. Ce dernier n’a pas été en mesure d’assister au premier match de la série entre les Comets et le Rocket. Il était dans un avion en direction de la Slovaquie.
Les deux premiers choix au dernier repêchage n’ont pas eu droit au même luxe cette saison. Pendant que l’attaquant a eu droit à des repas copieux et à des hôtels luxueux, le défenseur a vécu une année plus modeste avec des promenades en autobus et des hôtels trois étoiles. Ça n’a pas miné la confiance et la motivation de l’espoir des Devils.
«J’ai connu un lent départ alors que je devais m’adapter aux patinoires plus petites. C’est plus difficile pour un défenseur que pour un attaquant. J’ai pris mon envol en deuxième moitié de saison.»
Il a récolté sept points à ses cinq derniers matchs de la saison régulière.
Prêt pour la LNH
Après une saison complète dans la LAH, Nemec sera-t-il prêt à faire le saut dès l’an prochain ? L’ancienne gloire des Whalers de Hartford est catégorique.
«Il peut jouer demain matin si les Devils avaient besoin de lui, a mentionné Dineen. Sa courbe d’apprentissage n’est pas grosse, mais son potentiel est illimité.»
Durant sa carrière d’entraîneur, il a eu la chance de diriger plusieurs joueurs qui sont devenus des vedettes comme Ryan Getzlaf, Bobby Ryan et Corey Perry.
«Ils n’avaient joué que 20 ou 30 matchs avec nous à Portland. Par contre, ça l’avait eu un gros impact sur eux de faire quelques heures d’autobus ou de rester à des hôtels moins luxueux. Ça fait partie de la Ligue américaine.
«Une fois que tu es rendu dans la LNH, tout s’accélère.»