Combien de doses recevra le Québec sur les 249 000 attendues d’ici la fin du mois? Comment va se dérouler la distribution et la vaccination? Beaucoup de questions demeurent après l’annonce d’Ottawa.
• À lire aussi: Opération vaccination au Québec: aînés et personnel des CHSLD en priorité
• À lire aussi: Jusqu'à 249 000 vaccins contre la COVID-19 à partir de la semaine prochaine
• À lire aussi: Vaccin au Canada: entre espoir et complexité
Un ancien haut gestionnaire en santé estime que la province pourrait recevoir le quart de ces doses, soit environ 40 000.
«Je pense que c’est assez faible. Pour le Québec on va mettre en place une structure qui est capable d’offrir beaucoup plus de vaccins par jour», explique David Levine.
Celui-ci a participé à la campagne massive de vaccination contre la grippe A H1N1 en 2009. Une opération d’envergure dans la province.
«Le grand défi est d’assurer qu’on a le nombre de vaccins dans les sites d’injection. Quand les gens viennent, attendent et quand ils arrivent en fin d’après-midi et qu’il n’y a plus de vaccin, ça génère une assez grande dissatisfaction», précise M. Levine.
Le fait que le vaccin doit être administré en deux doses représente également un autre défi. «Il faut obliger les gens à revenir dans un délai de trois à quatre semaines, c’est très précis et d’assurer qu’ils reçoivent le même vaccin, ça dit qu’il faut enregistrés d’une façon efficace», ajoute l’ex-haut fonctionnaire.
Comme mentionné à plusieurs reprises, le vaccin de Pfizer doit se conserver à une température de -70 degrés. Les contenants conçus par la pharmaceutique et dans lesquels ils seront distribués est un autre facteur à prendre en compte.
«Le vaccin peut rester 5 jours dans le contenant et dans ce contenant ça veut dire qu’il faut tous les quatre jours, faire une livraison adéquate et que les mécanismes de transport doivent prendre en considération cette limite de cinq jours», de dire M. Levine.
La vaccination contre la COVID sera bien différente que celle contre la grippe A H1N1. «On n’avait aucunement le même niveau de contamination, le virus n’était pas aussi dangereux non plus. On était capable de faire venir des gens massivement sans contrôle sur leur présence», affirme-t-il.
Marquage au sol, port du masque, distanciation sociale et grandes surfaces, les mesures seront bien différentes de celles de 2009.