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Premier roman de Benoit Picard: les découvertes qui changent tout

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Photo portrait de Marie-France Bornais

Marie-France Bornais

2022-07-02T04:00:00Z

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Animé par une passion pour l’écriture et les voyages, Benoit Picard a relevé le défi d’écrire un premier roman léger, drôle et divertissant avec Aller simple pour l’inconnu. Il raconte les découvertes étonnantes que font Rosalie, 28 ans, et sa meilleure amie Clara, qui mettent leur vie sur pause pour voyager autour du monde. Elles vont de découverte en découverte et de rencontre en rencontre, et comme dans tous les voyages, l’imprévu est au rendez-vous.

Même si elle est en couple et occupe un emploi stable, Rosalie ne va pas bien. Elle réalise qu’elle n’est pas heureuse et décide de partir à l’aventure avec son amie Clara. Quelque part entre l’Europe et l’Asie, les plans changent et Rosalie poursuit seule son aventure. Une rencontre avec un bel Australien change la donne... mais il semble que le beau Liam ait quelques secrets sur son passé.

Benoit Picard, grand voyageur, a choisi d’écrire de la littérature mettant de l’avant des personnages féminins. 

«Il y a deux choses qui m’ont donné vraiment le goût d’écrire ce roman», révèle-t-il, en entrevue. 

«Premièrement, je suis un passionné de voyages et j’ai écrit le livre en contexte de pandémie, où ce n’était pas facile de voyager. [...] J’avais envie de revivre un petit peu les endroits où j’étais allé à l’international.»

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En même temps, il avait en tête les personnages de Rosalie et Clara. 

«Je trouvais intéressant de raconter l’histoire à travers les yeux de Rosalie et de son amie Clara.»

Benoit explique qu’il écrit depuis un certain temps. Il a aimé faire évoluer et réagir ses personnages, tout en se questionnant sur ce qu’il aurait fait à leur place.  

«J’ai été entouré d’une équipe féminine chez Hurtubise, pour m’assurer que mes personnages réagissaient comme Rosalie, une fille de presque 30 ans. Ma conjointe m’a aidé aussi.»

Questionnements

Il s’est pris d’amitié pour ses personnages... surtout pour Clara, qui réserve des surprises aux lecteurs. 

«Elle influence assez fortement l’histoire et au début, je n’avais pas prévu ce personnage. Ça a complètement changé l’histoire. J’aimerais ça être son ami, en fait! Elle a une certaine naïveté, mais c’est en même temps une fille fonceuse.»

«Ce que j’aime de Rosalie et Clara, c’est que ce sont des filles indépendantes qui n’ont pas peur d’aller au bout de leurs idées.» Ces jeunes femmes sont d’ailleurs inspirées des modèles féminins qui l’ont entouré, ajoute-t-il, comme sa conjointe, sa mère, sa belle-mère.

Benoit Picard est d’accord : les voyages changent la vision du monde, la vision de la vie. «Ça fait découvrir des nouvelles cultures et tu en apprends aussi plus par rapport à toi-même. C’est assez universel même si le roman s’adresse surtout à un public féminin : j’ai eu moi-même ce questionnement par rapport à ma vie, par rapport à ce que je veux vraiment. Est-ce que c’est mon but, dans la vie, d’avoir une maison et deux autos ou si je veux autre chose?»

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Le romancier de 37 ans observe beaucoup ce genre de questionnements chez ses amis, mais aussi chez les générations plus jeunes. 

«Ma belle-sœur et mon beau-frère, qui sont dans la vingtaine, ont beaucoup ce genre de questionnements aussi.»

Et il est également d’avis que la pandémie a fait mal aux gens qui ont l’habitude de voyager souvent à l’étranger. 

«Plusieurs personnes me disent que le roman les a ramenées dans leurs voyages. Ou elles me disent qu’elles n’ont pas voyagé beaucoup, mais qu’en lisant, elles avaient l’impression d’être avec les personnages, de voyager et de vivre à leur côté.»

  • Benoit Picard travaille en informatique au Cégep de La Pocatière et habite à Saint-Jean-Port-Joli.
  • Il a continué à écrire... et a d’autres projets à venir.

EXTRAIT

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«Je repensais souvent à la vie que j’avais laissée derrière moi : à mon travail, à ma famille, à mon ex et à mes amis. J’ignorais si j’avais pris la bonne décision en abandonnant tout ce que j’avais ; de toute façon, il était trop tard pour revenir en arrière. J’avais planifié mon prochain mois de voyage, mais au-delà de cela, je n’avais rien devant moi. Je me demandais parfois ce que je ferais quand j’arrêterais de parcourir le monde, question à laquelle je préférais réfléchir le moins possible, puisque je n’en avais aucune idée. Clara avait réussi à me convaincre que nous aurions le temps de nous préoccuper de ces détails quand il ne nous resterait plus une cenne.»

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