Tous les résultats
Publicité

Les coûts du Lab-École critiqués par l’opposition

Le 20 avril, en chambre, la libérale Isabelle Melançon parle des femmes, « davantage impactées » actuellement.
Le 20 avril, en chambre, la libérale Isabelle Melançon parle des femmes, « davantage impactées » actuellement. Photo d'archives, Agence QMI
Photo portrait de Daphnée  Dion-Viens

Daphnée Dion-Viens

2022-04-14T17:42:13Z

Partager

L’augmentation des coûts des projets liés au Lab-École est critiquée par les partis d’opposition à l’Assemblée nationale, alors que des classes doivent être aménagées dans des tours de bureaux par manque d’espace.

• À lire aussi: Jusqu’à 2,3 M$ par classe: le coût des projets Lab-École explose

Le Journal rapportait jeudi que la surchauffe dans le milieu de la construction n’épargne pas les projets Lab-École, dont les coûts ont continué de grimper pour atteindre jusqu’à 2,3 millions de dollars par classe. 

Ce constat a fait réagir la députée libérale Isabelle Melançon, qui réclame depuis plusieurs années une école primaire et secondaire dans l’arrondissement de Verdun, à Montréal.  

Depuis 2019, des élèves fréquentent des classes installées dans des tours de bureaux, sans cour d’école, gymnase ou bibliothèque, en attendant la construction d’une nouvelle école primaire. 

«Est-ce que l'argent va à la bonne place? Honnêtement, il y a des endroits qui ont besoin d'argent, ils ont besoin d'écoles», a-t-elle lancé. 

De son côté, le Parti québécois craint que les projets du Lab-École n’entraînent la création de deux classes d’élèves. Certains enfants auront des écoles toutes neuves qui valent plusieurs dizaines de millions de dollars, pendant que d’autres fréquenteront des écoles dont les «systèmes d’aération [...] sont déficients», avec de «l’ameublement défraîchi», a déploré le député Pascal Bérubé. 

Publicité

«C'est ça, l'enjeu. Est-ce que ça vaut la peine d'en mettre autant?» a-t-il lancé. 

Du côté de Québec solidaire, la députée Manon Massé se demande si «les priorités sont à la bonne place», alors que près de 60% des écoles de la province sont en mauvais état.  

Roberge défend les projets Lab-École

De son côté, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, assure que le maximum a été fait pour contrôler les coûts de ces projets, qui augmentent, comme dans d’autres secteurs de la construction. 

Ce «groupe de réflexion» a été «utile», puisqu’il aura permis au gouvernement de définir un nouveau «cahier des charges» pour la construction de toutes les nouvelles écoles de la province, a-t-il affirmé.  

De son côté, le Centre de services scolaire de Val-des-Cerfs, qui chapeaute la construction du Lab-École de Shefford, précise que l’augmentation des coûts du projet, qui est de près de 100% depuis 2019, chute à 48% si on tient compte uniquement des coûts de construction. 

Les dépenses reliées à l’achat du mobilier scolaire et des modules de jeu extérieurs n’étaient pas comprises dans le coût du projet en 2019, ce qui fait grimper la facture, explique-t-on. 

Le centre de services scolaire fait par ailleurs valoir la pertinence de tels projets, qui permettent de faire «toujours plus et mieux» pour répondre aux besoins des élèves. 

Publicité
Publicité

Sur le même sujet