Campagne électorale: les chefs et les candidats respectent-ils les mesures sanitaires?
TVA Nouvelles
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Un joueur additionnel s’invite dans la campagne électorale, cette année, et apporte son lot de défis pour les chefs et les candidats: le coronavirus.
La rigidité concernant l’application des mesures sanitaire varie d’un parti à l’autre.
Mais déjà, lundi, le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, doit se défendre de négliger les règles sanitaires après avoir été vu près de certains électeurs.

«Évidemment, il faut suivre les directives de santé publique. C’est pour ça qu’on est resté dans la rue, c’est pour ça que j’ai gardé le masque, c’est pour ça qu’on utilise le coude plutôt que le serrage des mains», a affirmé M. Trudeau lors d’un point de presse.
Il soutient cependant qu’il trouve important d’aller à la rencontre des gens, malgré la pandémie.
«Je pense que c’est aussi très important de souligner à quel point les Canadiens doivent se sentir interpellés et participants dans ce moment important de décision pour notre pays», a-t-il ajouté.

L’image de Justin Trudeau allant à la rencontre des gens contraste avec celle des autres partis politiques fédéraux.
Le chef du Parti conservateur du Canada (PCC), Erin O’Toole, pour le moment, fait ses annonces à distance, à partir d’un studio, et ne s’est pas encore rendu sur le terrain.

Au Nouveau Parti démocratique (NPD), de passage à Toronto, lundi, tous les candidats portaient des masques. Le chef du parti, Jagmeet Singh, a retiré le sien le temps de prononcer son allocution.

La direction du parti a demandé à tous les candidats de respecter toutes les mesures, de garder les distances et d’éviter de serrer des mains.
Le Bloc québécois aussi compte garder ses distances lors de points de presse et d’événements.
Le chef, Yves-François Blanchet, a d’ailleurs exprimé son malaise devant la proximité entre Justin Trudeau et les électeurs qu’il a rencontrés.

Il assure que, lui, sera plus prudent.
«Moi, je ne donne pas le coude, je n’embrasse pas, je ne donne pas la main, je ne fais pas le petit point. On va éviter le high-five, je ne prendrai pas les bébés qui ne sont pas dans ma bulle, et il n’y en a pas. On va être extrêmement prudents», a-t-il dit en point de presse.
Il note que certains électeurs sont enthousiastes d’aller à la rencontre des chefs et souhaitent souvent leur faire une accolade ou leur donner une poignée de main, mais qu’en raison de la COVID-19, «il faut toujours rapidement dire : malheureusement, je ne peux pas».
La santé publique a été consultée pour cette campagne électorale et elle affirme que des directives claires ont été données aux partis.