Les cas de COVID-19 sont à la baisse
TVA Nouvelles
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La tendance des cas de COVID-19 est à la baisse au pays, mais il ne faut pas célébrer trop vite parce que la vaccination à elle seule ne suffit pas.
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«Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, comme on dit», renchérit Dre Nathalie Grandvaux, professeure de biochimie à l’Université de Montréal et directrice de laboratoire de recherche au CHUM. «On maîtrise l’augmentation de la courbe, on semble être sur un plateau et une descente légère même à l’échelle canadienne, malgré la situation que vit l’Alberta qui était très différente de la nôtre.»
Dre Grandvaux dit que c'est encourageant, mais qu'il ne faut pas lâcher pour que les cas continuent de descendre.
«C’est certain que pour l’instant, on est très privilégiés avec cette météo qui permet aux gens de rester à l’extérieur, et la majorité des activités dans les bars et les restaurants sont sur les terrasses encore», note Dre Grandvaux.
Puisque la plupart des endroits où on peut être à l’intérieur exigent le passeport vaccinal, il se pourrait qu'on soit sur un plateau qui pourrait se maintenir.
Cependant, ça ne veut pas dire que cette quatrième vague est la dernière, selon Dre Grandvaux.
«C’est très difficile à prévoir», dit Dre Grandvaux. «On a vécu ces quatre vagues, la troisième qui était due au variant Alpha, et ensuite le Delta est arrivé et a complètement changé la donne.»
Si la directrice de laboratoire reste optimiste face à l’évolution de la pandémie au Canada, elle ne l'est pas autant pour le reste du monde.
«Ailleurs, dans le monde, où ils n’ont pas le privilège d’être vaccinés comme nous, le virus continue de se propager de manière beaucoup plus intense qu’ici, et donc laissent la place à des variants qui pourraient nous revenir et avoir des conséquences sur notre couverture vaccinale», prévient-elle. «Il ne faut pas oublier que la pandémie, c’est mondial et qu’on n’est pas une bulle fermée.»
Dre Grandvaux rappelle que le vaccin protège contre les formes sévères, les hospitalisations, les décès, mais ne protège pas contre la transmission,
Elle encourage les gens à demeurer prudents malgré tout, surtout avec les gens dans notre entourage qui sont vulnérables, par exemple les personnes immunosupprimées.