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Le monstre à deux têtes des Carabins

PHOTO FOURNIE PAR CARABINS DE L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL

Philippe Asselin

2023-11-16T13:23:02Z

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«Je n’aimerais pas jouer un match complet contre ces gars-là.» 

Cette phrase de Gabriel Cousineau exprime à merveille ce que les adversaires des secondeurs Nicky Farinaccio et Harold Miessan doivent se répéter quand ils affrontent la défensive des Carabins de l’Université de Montréal (UdeM).

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Les deux comparses sont au cœur des succès défensifs des Bleus depuis leur arrivée sur la scène universitaire en 2021 et semblent au sommet de leur art cette année.

Questionné à savoir c’était comment de devoir opposer son attaque aux deux hommes sur une base quotidienne à l’entraînement, le coordonnateur offensif des Carabins n’est pas passé par quatre chemins.

«C’est le bordel pour nous, a laissé tomber Cousineau en riant. Ils sont tellement bons. Les deux ont une intelligence footballistique très élevée.»

«Disons simplement qu’ils ne donnent pas beaucoup de confiance à l’attaque pendant les entraînements. Ils font tellement de jeux que c’est dur pour nous d’exécuter.»

Selon le coordonnateur défensif de l’UdeM, Denis Touchette, c’est justement en raison des efforts que Farinaccio et Miessan mettent en amont qu’ils connaissent autant de succès pendant les matchs.

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«Les entraînements, ce n’est pas un fardeau pour eux, a-t-il dit. Ils se donnent autant pendant les pratiques que les parties. Ils cherchent constamment le moyen de s’améliorer.»

«C’est ce que j’appelle des "old school payers". Ils ne veulent jamais quitter le terrain et ils n’ont jamais mal, a renchéri l’entraîneur-chef Marco Iadeluca. Ce n’est jamais assez pour eux. Ils se poussent l’un l’autre à devenir meilleurs.»

D’adversaires à complices

C’est le même constat du côté des deux principaux intéressés, eux qui ont affirmé apprécier énormément le dévouement de l’autre à l’ouvrage.

Farinaccio et Miessan reviennent de loin, puisqu’ils ont le même âge et qu’ils viennent du même coin de pays.

«Nous avons été en compétition pendant tellement d’années. Nous jouions l’un contre l’autre au civil», a expliqué le premier. C’est une source de motivation d’évoluer à côté d’un aussi bon joueur.»

«Je l’ai affronté toutes les années de l’âge de 12 ans à notre arrivée chez les Carabins, a ajouté le second. Nous venons du même endroit et nos cheminements sont similaires. Nous avons le même style de jeu et la même mentalité.»

Ça paraît en les regardant faire des jeux-clés semaine après semaine.

«Ce n’est pas évident pour les équipes adverses, a indiqué Touchette. Quand ce n’est pas un, c’est l’autre. Ils n’ont pas le choix d’avoir un plan de match pour bloquer ces deux-là. Si tu en oublies un, il va te le faire payer.»

Un défi de taille

Ce samedi, dans le cadre de la Coupe Uteck, Farinaccio, Miessan et leurs coéquipiers en défense auront leur plus gros défi de l’année : les Mustangs de Western.

Les champions ontariens débarqueront au CEPSUM avec un dossier immaculé de 10-0. Les Mustangs ont inscrit 42 touchés et récolté 43,8 points en moyenne par partie de saison régulière.

Les demi-finales canadiennes sont complexes pour ses acteurs, considérant qu’ils ne connaissent pas très bien l’équipe qu’ils affronteront.

«Ça fait changement, a déclaré Miessan. Nous savons que c’est un excellent programme de football. C’est ce genre de match que tu veux jouer.»

«C’est excitant d’affronter une équipe invaincue, a pour sa part exprimé Farinaccio. Nous voulons des défis comme ça. Ce sont de gros bonhommes, ça va courir et cogner fort pendant tout le match.»

Sans surprise, les deux joueurs-vedettes des Bleus sont encore sur la même longueur d’onde.

- Les Carabins et les Mustangs ont rendez-vous ce samedi, à midi, au CEPSUM. L’affrontement sera présenté sur les ondes de TVA Sports.

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