Les Carabins ont la chance de devenir des «immortels»

Philippe Asselin
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Gagner une coupe Vanier, qu’est-ce que ça représente?
Aucun joueur de l’édition 2023 des Carabins de l’Université de Montréal ne peut se vanter d’avoir vécu cette expérience encore. En revanche, ils sont plusieurs à avoir eu la chance de soulever le précieux trophée dans le groupe d’entraîneurs des Bleus.
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Les Carabins ont remporté leur premier – et unique – championnat canadien en 2014. Le coordonnateur à l’attaque Gabriel Cousineau, le coordonnateur du recrutement Rémi Giguère et le coordonnateur des unités spéciales Jean-Samuel Blanc étaient des étudiants-athlètes à l’époque. Chacun à leur manière, ils ont joué un rôle dans ce gain historique de 20 à 19 contre les Marauders de McMaster.
«C’est l’immortalité», a déclaré Cousineau lorsqu’on lui demande ce que ça signifie pour lui d’avoir remporté la coupe Vanier.

«C’est le summum pour un footballeur universitaire au Canada. Personnellement, ça a complètement changé ma vie», a poursuivi l’ancien quart-arrière des Carabins.
«D’avoir été jusqu’au bout et de gagner, ça m’a permis de réaliser tous les sacrifices qu’il faut faire pour s’y rendre. J’ai aussi réalisé l’importance de vivre le moment présent, parce qu’il n’y a jamais rien qui garantit que tu vas revivre ça un jour.»
Les souvenirs de Lagacé
Lors du triomphe des Carabins en 2014, Bruno Lagacé avait 16 ans. Le demi défensif s’en souvient comme si c’était hier.
«En 2014, j’étais en cinquième secondaire et je jouais pour les Cactus du Collège Notre-Dame. La semaine avant [la coupe Vanier], nous étions au Bol d’Or et nous avons perdus après avoir mené 20 à 0 à la demie», s’est souvenu le vétéran.
«J’étais tellement fier de la victoire des Carabins, que j’en ai oublié ma déception de la semaine précédente. J’étais si fier de voir une équipe de chez moi remporter ce prestigieux championnat. Je veux maintenant être l’un des acteurs d’une nouvelle conquête et rendre ma ville fière.»

Une équipe à maturité
Le souhait de Lagacé pourrait très bien se réaliser ce samedi, quand les Carabins se frotteront aux Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique en grande finale canadienne.
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Le club québécois sera sans aucun doute le favori, après avoir pulvérisé les Mustangs de Western pendant la coupe Uteck. L’UdeM possède une formation qui est arrivée à maturité. Les joueurs-clés de l’organisation sont majoritairement issus des classes de recrutement 2020 et 2021, les premières de Marco Iadeluca à titre d’entraîneur-chef.
«C’est une équipe qui a du plaisir à jouer ensemble et qui travaille très fort, a souligné le pilote après la dernière victoire des siens. Nous avions de grosses attentes en début de saison. Nous sommes rendus où nous voulions être, mais ce n’est pas encore fini.»

«Il y a plus de 2000 joueurs de football universitaire au pays et il y a juste une centaine qui termine l’année avec une bague de champion au doigt, a pour sa part indiqué le secondeur Nicky Farinaccio. Nous avons l’opportunité d’être ces gars-là cette année!»