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Les Capitales vont éviter le pire

Épargnés par la guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada

Charles Demers, président des Capitales de Québec.
Charles Demers, président des Capitales de Québec. Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-02-02T21:21:37Z

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Les tarifs canadiens ne devraient pas avoir trop d’impact sur les Capitales de Québec qui prônent depuis longtemps l’achat local.

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«À court terme, il n’y aura pas d’impact parce qu’on s’approvisionne énormément au Québec et au Canada», confirme le président Charles Demers lorsque joint au téléphone dimanche.

«Tout ce qui est alimentation et boissons provient d’entreprises canadiennes, et depuis longtemps, nous avons une politique d’achat canadien pour ce qui est des produits alcoolisés.»

C’est la même chose pour l’équipement qui vient en majorité de fournisseurs canadiens.

«Nos bâtons sont fabriqués par l’entreprise québécoise B45 depuis très longtemps et les balles viennent de Rawlings Canada. Évidemment qu’il pourrait y avoir un impact à un moment donné, mais on est assez autonomes auprès de nos fournisseurs.»

Budget affecté

Il n’en demeure pas moins que l’affaiblissement du dollar canadien provoqué par cette guerre économique entre les États-Unis et le Canada aura un effet sur le budget de l’équipe.

«Une partie de nos dépenses au niveau des opérations base-ball se fait en dollars américains, ça va quand même affecter une partie de nos dépenses», souligne Demers. «Les salaires des joueurs, les frais de ligues sont en dollars américains et les dépenses sur la route aussi, puisqu’il y a 15 équipes aux États-Unis.»

«Là où ça pourrait devenir compliqué, c’est qu’on a beaucoup de joueurs qui sont américains. S’il devait y avoir des complications pour les visas de travail, ça pourrait nous affecter, mais on a des joueurs qui viennent de neuf pays différents. C’est environ 40% de notre effectif qui est américain.»

C’est plutôt au guichet et aux concessions que l’équipe verra une différence, estime Charles Demers.

«Ça pourrait avoir un impact direct sur la population qui est notre consommateur et c’est le dollar-loisir qui est affecté en premier. Cependant, le base-ball est tellement accessible que pendant les plus grandes crises économiques, le base-ball demeurait en progression parce que c’est le sport de la communauté.»

«Quand je vois des entreprises qui ont 40, 50, 70 ou 100% de leurs affaires qui viennent des États-Unis, on n’a absolument pas à se plaindre en ce moment. Les Capitales ne sont pas en danger du tout», relativise Charles Demers.

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