De bat boy à président: découvrez le parcours fascinant du nouveau patron des Capitales

Stéphane Cadorette
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Charles Demers a officiellement été nommé président des Capitales. C’était le secret le moins bien gardé à Québec, mais c’est le parcours du jeune homme de baseball de 31 ans a de quoi épater. Portrait de celui qui chaussera les immenses bottines de Michel Laplante.
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On pourrait résumer de façon simpliste en mentionnant que Demers a passé les 12 dernières années au sein de l’organisation, mais en réalité, les Capitales font partie de son ADN depuis bien plus longtemps.
«Les Capitales représentent beaucoup plus qu’une équipe de baseball professionnel pour moi. C’est l’histoire de ma vie», a résumé celui qui était vice-président de l’équipe depuis janvier dernier et qui était pressenti comme le dauphin de Laplante.

On sait aussi que Demers a parfait ses connaissances dans les opérations baseball, en gestion et en marketing, notamment à titre de directeur général administratif, de 2019 à 2023.
Une longue histoire d’amour
C’est aujourd’hui qu’il vit l’allégresse d’une belle promotion, mais le coup de foudre se consume depuis bien plus longtemps.
Les Capitales se sont établies à Québec en 1999, quand il n’avait que six ans. Il est vite devenu fan fini de l’équipe. Comme bien d’autres jeunes, il a eu l’occasion d’accompagner les joueurs à leur entrée sur le terrain lors des présentations d’avant-match.

Vers l’âge de 11 ans, il devenait même bat boy pour l’équipe. Peu à peu, il s’est impliqué dans l’organisation en partant de rien, d’abord comme responsable des promotions, sans toucher un sou au départ.
Les Capitales lui ont ensuite refilé quelques tâches additionnelles, dont la boutique de souvenirs. L’ancien joueur des Diamants de Québec, dans le baseball junior élite, a parfois dirigé au premier but sous les ordres du gérant Patrick Scalabrini, au fil du temps.
Au risque de divulguer un secret d’État, sachez qu’il est même arrivé au nouveau président de se retrouver sous le costume de la mascotte Capi.
«J’ai toujours pensé qu’il n’y a pas de sous-métier. J’étais juste fier, dans tout ce que je faisais, de porter le logo des Capitales», nous a-t-il expliqué après le point de presse officiel.
Une mission

Autre exemple démontrant sa passion pour les Capitales, il en a même fait son mémoire de maîtrise à l’Université Laval en management du sport, sur les déterminants qui peuvent influencer les assistances pour une organisation de baseball professionnel mineur.
Inutile de préciser que d’accéder à la présidence des Capitales au début de la trentaine représente un accomplissement inespéré.
«Ça n’a jamais fait partie de mes aspirations personnelles. Absolument pas!», assure-t-il.
«Il reste que quand les propriétaires m’ont demandé si j’avais l’intérêt, la décision a été facile à prendre. Je me sens comme un poisson dans l’eau en termes de gestion d’une équipe sportive. J’ai grandi avec les Capitales. Je suis devenu un gestionnaire et un papa avec les Capitales. Cet environnement est très important pour moi.»
Un choix évident

Pour le propriétaire majoritaire Philippe Tremblay, la décision de remplacer Michel Laplante par Charles Demers s’imposait, sans autre considération.
«Son sang est moitié bleu et moitié jaune. Il est dans le bateau depuis longtemps. Il connaît l’organisation. Ça nous assure que les Capitales vont rester les Capitales. À 31 ans, prendre la présidence d’une équipe, c’est remarquable. Il le mérite à 100% et le choix était facile à faire. Ça lui revenait», a-t-il déclaré.
Lors de l’annonce du départ de Michel Laplante, Demers avait cité les investissements massifs dans le Stade Canac, le fait que la Ligue Frontière pourrait passer à 24 équipes d’ici deux ans, ainsi que plusieurs améliorations à venir dans les prochains mois comme étant ses principaux défis à court terme.
Il siégera aussi parmi les gouverneurs, notamment sur le comité technologique. Voilà qui permettra à tout le moins de raviver le site web désuet de la ligue.
«Il est extrêmement créatif et il va pouvoir poursuivre l’évolution des Capitales. Il va prendre ses décisions et il va créer sa propre identité», a promis Philippe Tremblay.