Les Capitales en finale pour une quatrième année de suite après une autre remontée spectaculaire


Stéphane Cadorette
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Vous savez quoi? Les Capitales ont encore une fois profité de la magie du Stade Canac pour effectuer une superbe remontée afin de passer en finale de la Ligue Frontière. Et non, vous n’êtes pas tombé sur un article de l’année dernière ou de l’autre d’avant.
• CHRONIQUE DE BENOÎT RIOUX: Un coït interrompu pour les partisans des Capitales de Québec?
Les Capitales, comme c’est devenu leur coutume à Québec, ont refusé de baisser les bras quand ils tiraient de l’arrière 5-0 et l’ont finalement emporté 10-5 pour éliminer les ValleyCats de Tri-City en quatre matchs devant une autre salle comble de 4297 spectateurs.
Ils passent ainsi en finale pour une quatrième année de suite et pour une deuxième fois en quatre ans contre les Boomers de Schaumburg.
C’est simple, on va finir par conclure que les Capitales sont tout simplement invincibles dans le confort de leur foyer. Il s’agissait d’une 15e victoire de suite en séries à Québec, eux qui n’ont jamais échappé un match éliminatoire depuis qu’ils ont intégré les rangs de la Ligue Frontière.
Et comme c’est souvent cas, il aura fallu qu’ils se mettent les deux pieds dans le gros trouble pour mieux s’en sortir.
Dès la première manche, ils donnaient un point aux ValleyCats. À la manche suivante, un coup de circuit de trois points de David Clancy donnait une avance de 4-0 aux visiteurs. Puis, en troisième manche, Chris Burgess ajoutait un circuit en solo.
Une manche productive
Habitués, les partisans n’ont pas bronché et ont continué de mettre de la vie dans la cabane comme si leurs favoris se la coulaient douce.
Résultat? À leur tour au bâton, les Capitales inscrivaient tout bonnement six points.
« On le répète, mais c’est contagieux. Au fil du temps on le refait et on le refait.
C’est du leadership pur et simple. C’est Valentin et Quirion qui ont pris la parole quand on a sorti Ramirez pour dire qu’on repartait à zéro. Ce sont des gars qui ont déjà vu ça et déjà fait ça, donc c’est plus facile d’y croire », a souligné le gérant Patrick Scalabrini, inondé de champagne après les célébrations.
Trois buts sur balles de suite, suivis d’un double du toujours efficace Kyle Crowl, ont réduit l’écart à 5-2. Marc-Antoine Lebreux suivait avec un ballon sacrifice opportun pour faire 5-3.
Tout scénario qui se répète ne serait pas valide sans une monstrueuse claque de Monsieur Séries lui-même, Anthony Quirion, qui a catapulté une balle de l’autre côté de la clôture du champ gauche avec deux hommes à bord pour donner l’avance aux Capitales 6-5. Comme si de rien n’était!

« Je dis tout le temps qu’il y a des moments dans un match où tu dois te lever et ce moment est arrivé tôt ce soir. On ne s’est pas élancé en dehors de la zone des prises, on a fait travailler le lanceur. Quand je suis arrivé au bâton, il venait d’affronter sept ou huit gars, donc ça a été un effort collectif. J’ai pu sauter sur le premier lancer et je me disais, si la balle est là, c’est sûr que je m’élance. On l’a fait encore ce soir!
« On y croit, peu importe le contexte. On perd par cinq points et on ne panique pas. Quand tu le vis année après année, match après match, un moment donné c’est le standard. Il y a un sentiment d’appartenance à Québec et on veut remonter. On veut être l’équipe qui n’est jamais finie et aucune avance n’est suffisante contre les Caps », s'est époumoné un Quirion euphorique.
Les Capitales ont ajouté un point en quatrième manche et trois autres en septième manche pour 10 points sans la moindre réplique des ValleyCats médusés.
Un bon comité
Avant la rencontre, Patrick Scalabrini ne cachait pas que le fait d’envoyer Ruben Ramirez sur la bute constituait un point d’interrogation. Pas qu’il doutait de son talent, au contraire, mais parce que l’artilleur en était à son premier départ cette saison avec l’équipe.
Ramirez s’est vu retirer la balle après seulement deux manches et deux tiers, lors desquelles il a concédé six coups sûrs et quatre points mérités.
La relève a cependant corrigé le tir avec brio, d’abord avec Émile Boies, qui s’est mérité la victoire avec deux retraits sur trois prises en une manche et un tiers.
Harold Cortijo (une manche et deux tiers), Ryo Kohigashi (deux manches), Connor Floyd (un tiers de manche) et Cole Roland (une manche) ont complété le boulot.
À l’inverse, les lanceurs des ValleyCats, dans un environnement hostile, ont perdu le marbre et cumulé 10 buts sur balles.
Les premiers matchs de la finale se dérouleront au Stade Canac mardi et mercredi, avant de se transporter à Schaumburg.
« On veut aller casser le party à Schaumburg », a lancé Quirion.