Les Capitales échappent le premier match de la finale, mais demeurent en pleine confiance


Stéphane Cadorette
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WASHINGTON, Pennsylvanie | Les Capitales parlaient des Wild Things de Washington comme un club efficace au monticule et fatigant pour fabriquer des points au bâton. Même si leurs hôtes leur ont ouvert la porte en déviant de leur recette avec des largesses au monticule, les Capitales n’ont pas saisi les nombreuses opportunités de les cuisiner en s'inclinant 5 à 2 lors du premier match de la finale de la Ligue Frontière.
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Dans un Wild Things Park de Washington plutôt dégarni comme c’est souvent le cas dans le baseball mineur en pleine semaine aux États-Unis après la rentrée scolaire, les Capitales n’ont pas eu de réponse pour leurs rivaux de la Pennsylvanie.
Ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas eu leurs occasions, au contraire. Ils ont toutefois vécu un scénario récurrent cette saison puisque 12 coureurs ont été abandonnés sur les sentiers. Les lanceurs des Wild Things, avec l'as Kobe Foster en tête (10-1 en saison régulière), ont étonamment concédé huit buts sur balles et atteint deux frappeurs. Les Capitales sont demeurés au neutre offensivement malgré ces offrandes inespérées. Pas une équipe n'avait donné moins de buts sur balles cet été, pourtant, que les Choses Sauvages.
«En séries, il faut doublement être opportunistes. Il faut trouver des façons de frapper. Il faut être meilleurs, c’est sûr, mais je pense que ça va aller mieux demain (mercredi). Les gars ne voyaient pas la balle. Là, ils savent à quoi s’attendre», a résumé un Patrick Scalabrini pas du tout déconfit malgré cette défaite dans une série trois de cinq.
Pas de stress
Dans le vestiaire après coup, on était loin de l'ambiance de salon funéraire qui prévaut souvent dans ce genre de circonstances. Les Capitales, même en disputant un match plus qu'ordinaire, ont menacé jusqu'à la fin, laissant cinq coureurs sur les sentiers lors des huitième et neuvième manches.
«On était en retard de trois points seulement. C’est vraiment minime comme détails et c’est pour ça que le moral est bon. On ne s’est pas fait détruire et on a été dans le match tout le long. Le moral va rester bon, on est ensemble depuis trois ans pour la plupart, et on sait qu’on va réagir. Je ne suis pas stressé», a réagi Marc-Antoine Lebreux, retiré sur des prises avec les buts remplis à l'avant-dernier tour au bâton des Capitales
Peut-être que les jambes étaient molles après une charmante épopée en autocar de 14 heures. Même si la foule et les lieux n’avaient honnêtement rien d’intimidant pour les représentants de Québec, ils affrontaient le club qui a remporté le plus grand nombre de victoires cette saison dans la Frontière et ils ont réalisé que ce n’était pas un hasard.
Les Capitales n’ont placé la balle en lieu sûr qu’à quatre reprises, mais deux de ces frappes ont été des coups de circuit. Justin Gideon a été le premier à sévir avec sa troisième longue balle des séries dès la deuxième manche. Kyle Crowl l’a imité en sixième manche, mais sinon, les bâtons se sont tus.
Points à l'usure
De leur côté, les Wild Things ont eu les Capitales à l’usure. Deux de leurs quatre points ont été inscrits sur des ballons sacrifices d’Ethan Wilder et Tyreque Reed.
En troisième manche, un autre exemple de fabrication de points a servi les Wild Things. Tommy Caufield a obtenu un double sur une faible frappe qui a trouvé une brèche dans la défensive des Capitales. Puis, le lanceur Ryan Sandberg a tenté de l’épingler au deuxième coussin, mais son relais s’est retrouvé au champ centre après confusion avec David Glaude. Un simple de Wilder Lagrange a finalement produit un point.
En bout de ligne, les Capitales ont subi une forme de torture lente, les Wild Things inscrivant un point dans cinq manches de suite.
Sandberg a quitté la rencontre après cinq manches, six coups sûrs et quatre points mérités.
Un deuxième match critique
Les Capitales tenteront de niveler la série mercredi soir (18 h 05), toujours à Washington, en banlieue de Pittsburgh. James Bradwell sera au monticule contre Dariel Fregio (9-4 en saison régulière). Il s’agit d’une chance en or pour les Capitales, face au cinquième partant des rivaux.
«On n’a bien joué et malgré tout ça, on a été dans le coup toute la game. Ils nous ont envoyé leurs meilleurs gars. On a vu leur as. Je pense qu’ils sont prenables. Ils ont bien frappé Sandberg et ça c’est une inquiétude, mais ils nous ont donné plusieurs opportunités donc c’est positif», a résumé Scalabrini.
«Les gars sont bons sous pression et on ne pensait jamais venir balayer les deux matchs ici. On voulait en gagner un sur deux et bien honnêtement, on jugeait la deuxième plus atteignable. Demain (mercredi), c’est une méchante grosse game, c’est indéniable.»