Les Capitales disputeront la finale de la Ligue Frontier dans le stade où a été tourné un film connu


Jessica Lapinski
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Après avoir disputé les deux premiers matchs de la finale de la Ligue Frontier devant leurs partisans adorés, mardi et mercredi, les Capitales mettront le cap vers l’Ouest et le domicile des Otters d’Evansville. Un stade mythique, le troisième plus vieux aux États-Unis où est encore joué du baseball, et qui a été le théâtre de quelques scènes du film Une ligue en jupons.
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Inauguré en 1915, le Bosse Field n’a que deux aînés dans le monde du baseball professionnel, et ils sont fort connus: le Fenway Park, le mythique stade des Red Sox de Boston (1912) et le Wrigley Field, celui des Cubs de Chicago (1914).
Si vous faites un voyage en Indiana, vous pourrez d’ailleurs aller marcher sur ces lieux où Tom Hanks et Madonna ont aussi déjà mis les pieds, puisque des visites guidées du Bosse Field sont offertes.
Le stade est d’ailleurs situé sur le chemin Don Mattingly, car l’ancienne vedette des Yankees de New York est originaire d’Evansville, une municipalité d’environ 120 000 habitants qui se trouve à 2h30 min de route de Nashville.
Gare à... l’éclairage
Ceci fait le tour de la chronique tourisme. Car les Capitales, eux, ne veulent assurément pas aller en Indiana comme de simples visiteurs.
Et parce que ce stade, aussi mythique soit-il, posera son lot de difficultés aux champions défendants pour la troisième rencontre (ainsi que les quatrième et cinquième, si nécessaire) qu’ils devront jouer dans l’Ouest, vendredi, samedi et dimanche prochains.
Et ce, même s’ils ont compilé une meilleure fiche que les Otters cette saison – ces derniers ont terminé au troisième rang dans l’Ouest – en raison d’un règlement de la Ligue Frontier selon lequel l’avantage du terrain varie d’une section à l’autre d’année en année.
«Le système d’éclairage est vieux, explique le gérant Patrick Scalabrini. Je me rappelle, il y a deux ans, quand on y était allé, les voltigeurs avaient perdu quelques balles en raison des lumières. C’est un endroit où c’est très difficile d’aller jouer.»
Ce fameux système d’éclairage donne également un avantage aux lanceurs des Otters, qui sont déjà à la base plus efficaces que ceux des Jackals du New Jersey, que les Capitales ont battus en trois matchs, après avoir inscrit un total de 29 points à leurs dépens samedi et dimanche. Les frappeurs ont plus de difficulté à voir la balle arriver qu’à l’habitude.
Une série remportée... il y a longtemps
Mais pour le reste, Scalabrini en était encore lundi à étudier cette fameuse formation, qui posera un défi différent à Québec à compter de mardi, notamment parce qu’ils ne les ont affrontés que trois fois cette saison, et les trois fois, au Stade Canac.

Les Capitales avaient remporté deux rencontres de cette série disputée à la fin mai et donc, à une tout autre époque, quand on pense à la progression au classement qu’a connu Québec cette saison.
«Il y a pas mal de joueurs dans notre équipe qui ne les ont jamais affrontés», note Scalabrini.
Lors de leur passage au Québec, les Otters, qui ne misent pas sur une offensive aussi redoutable que celle des Jackals, étaient également privés de deux de leurs deux meilleurs frappeurs, Jomar Reyes (,301) et Jeffrey Baez (,280), qui ne détenaient pas de visa pour venir au Canada.
Ils pourraient toutefois être de la partie cette fois-ci.
Pour la première rencontre de la finale, mardi à 19h05, Scalabrini enverra au monticule Abdiel Saldana (7-2, 1,72). Mercredi, à la même heure, ce devrait être au tour de Harley Gollert (7-0, 3,23).