Tous les résultats
Publicité

Les Capitales de Québec en mission au Japon

Patrick Scalabrini lors d’un entraînement des Capitales, le 6 septembre 2024, au stade Canac.
Patrick Scalabrini lors d’un entraînement des Capitales, le 6 septembre 2024, au stade Canac. Photo DIDIER DEBUSSCHERE
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2025-01-07T05:05:00Z
2025-01-07T14:06:38Z

Partager

Dans leur quête d’un quatrième championnat consécutif, les Capitales de Québec pourraient bien recevoir un peu d’aide supplémentaire en provenance du Japon en 2025.

Le gérant Patrick Scalabrini doit en effet quitter Québec, jeudi, et effectuer un séjour d’une dizaine de jours au pays du Soleil levant.

• À lire aussi: Un Beauceron dans la mire des Capitales

• À lire aussi: Deux vétérans à identifier pour la saison 2025

• À lire aussi: Filière élargie au Panama pour les Capitales

«J’ai été invité par des hommes d’affaires à la tête d’une ligue indépendante là-bas, a résumé Scalabrini, à quelques jours du départ. C’est un marché intéressant pour nous. On va aller voir si on est capables d’aller chercher des joueurs, mais aussi évaluer la possibilité de développer un partenariat à plus long terme.»

Dans l’immédiat, un camp se déroulera dans un quartier de Tokyo, sous les yeux du gérant québécois. Optimiste, Scalabrini n’entretient toutefois pas d’attentes démesurées face à ce périple.

«On pense que le Japon peut être un marché auquel d’autres équipes de la Ligue Frontière n’accordent pas la même importance», d’avancer le gérant, citant au passage des raisons financières reliées aux visas de travail aux États-Unis.

«Pour moi, ce voyage vient surtout démontrer que Pat a la capacité de se distinguer pour développer des filons dans le recrutement de nos joueurs, a pour sa part commenté Charles Demers, digne successeur de Michel Laplante à titre de président des Capitales. Cette qualité de Pat aide à faire la différence.»

Publicité

«Le Japon devient une option supplémentaire pour les Capitales, d’ajouter Demers, modérant à son tour les attentes. À court terme, est-ce qu’on pense y dénicher une pépite d’or? Pas nécessairement.»

Après Kohigashi...

L’an dernier, les Capitales ont déjà vécu une expérience positive avec un lanceur japonais, soit Ryo Kohigashi. Présent 35 fois au monticule, principalement comme releveur, le gaucher a conservé une excellente moyenne de points mérités de 2,66 en 61 manches de travail. D’abord débarqué en Amérique du Nord pour jouer à Drummondville en 2023, dans la Ligue de baseball majeur du Québec, Kohigashi a réussi 87 retraits sur des prises dans l’uniforme des Capitales en saison régulière.

Durant les éliminatoires, le Japonais a particulièrement bien fait. Le 8 septembre à Québec, il n’a cédé qu’un seul point en deux manches et deux tiers, lorsqu’il s’est amené comme releveur dans ce troisième et ultime match de la demi-finale contre les Titans d’Ottawa. Il s’est aussi fait remarquer quand il s’est retrouvé dans un panier d’épicerie, torse nu et chapeau de cowboy rose sur la tête, durant les célébrations sur le terrain du stade Canac.

Ryo Kohigashi, le 8 septembre dernier au stade Canac, lors des célébrations des Capitales au terme de la demi-finale.
Ryo Kohigashi, le 8 septembre dernier au stade Canac, lors des célébrations des Capitales au terme de la demi-finale. Photo DIDIER DEBUSSCHERE

«D’avoir vu Ryo comme ça en bedaine dans un panier en train de faire le tour des buts, ça valait de l’or, de reconnaître Scalabrini en riant de bon cœur. Les Japonais comme Ryo sont de nature plutôt timide, ce ne sont pas des gens tellement extravertis.»

L’exemple de Yuhi Sako

Plusieurs espoirs des Bears de Musashi, qui sont membres de la Baseball Challenge League, devraient notamment être scrutés par le gérant des Capitales. Si certains joueurs intéressent Québec, Scalabrini pourra évidemment leur vendre l’idée de vivre l’expérience du baseball nord-américain.

«Un séjour avec les Capitales, ça peut servir de tremplin, estime le gérant. On fait souvent la promotion des perspectives du baseball affilié. On ne fait rien miroiter qui serait inaccessible. Nous sommes honnêtes à travers tout ça, car c’est aussi une façon pour nous de recruter.»

Scalabrini cite l’exemple de Yuhi Sako, releveur chez les Jackals du New Jersey qui, après deux saisons avec cette équipe, est parvenu à décrocher, à 25 ans, un contrat des ligues mineures avec l’organisation des Mets de New York en décembre dernier. Il peut assurément représenter un modèle à suivre pour les Japonais et un élément de persuasion pour Scalabrini et les Capitales.

Publicité
Publicité